Flexions
1° — Il est important de distinguer la flexion mécanique de l'appareil
de sa flexion astronomique. Tandis qu'on ne peut pas annuler la première, on peut annuler la seconde en réalisant certaines conditions de symétrie. Cette circonstance heureuse provient de ce que, les distances des astres étant énormes, il n'y a aucun inconvénient à ce que l'axe optique de la lunette soit excentré, à ce qu'il ne passe pas par l'axe géométrique de rotation. Peu importe donc les flexions pourvu qu'elles transforment-l'axe optique (droite :oignant le second point nodal de l'objectif à un point arbitrairement choisi du plan focal principal) en une droite parallèle, c'est-à-dire pourvu qu'eiles déplacent Fobjectf et le plan du réticule de longueurs égales et parallèles.
D'où résulte que le constructeur, après avoir choisi la forme la plus rigide, doit s'efforcer de réaliser une parfaite symétrie de forme et de charges entre les bouts de la lunette. Les tubes doivent être tournés intérieurement et extérieurement; la matière bien homogène sera de préférence l'acier; outre sa rigidité, il présente l'avantage que, son coefficient de dilatation étant voisin de celui du verre, l’ajustage de l'objectif peut être FIRS exact : tout déplacement de l'objectif joue en :
effet le même rôle qu’une flexion. 4
L'expérience montre qu'il n'est pas impossible de ré éaliser des lunettes | méridiennes dont la flexion astronomique soit négligeable.