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Il ne faut pas oublier que tous ces raisonnements reposent sur des variations de l'ordre de la seconde d'arc.
3 — Voici la manière la plus simple de mettre le résultat hors de
doute.
Partageons la sphère en 24 fuseaux formés par les cercles horaires qui correspondent à une heure, deux heures... Limitons-les par deux cercles menés à 30° de l'équateur de part et d’autre. Supprimons les étoiles à grands mouvements propres, celles dontles mouvements enun siècle sont supérieurs à 64”.
Faisons dans chaque fuseau la moyenne des variations séculaires des déclinaisons et des ascensions droites. Le calcul portant sur plus de 1 500 étoiles, on trouve que les déclinaisons diminuent pour tous les fuseaux, et à peu près de 13”. |
Quant aux ascensions droites, leurs variations sont représentées par la courbe 56; la valeur du maximum et du minimum est: de 13. Bien
entendu la courbe corrige des écarts grands, mais qui ne laissent pas, .
de doute sur!la périodicité.
fraction, de Pt ral où et de la
Fat
L'interprétation est compliquée par le fait que l’apex n'est pas sur l'équateur. Si l'apex était sur l'équateur et avait 17h pour ascension droite, une figure très simple montre que pour toutes les étoiles dont les ascensions droites sont comprises entre 5" et 17b, l'ascension droite, doit diminuer, avec maximum de diminution pour celles dont l’ascension est 41". L’ascension droite augmenterait pour les étoiles dont les ascensions sont comprises entre 17" et 3h en passant par 24.
C'est en gros ce que fournit l'expérience, avec la complication que l'apex n’est pas sur l'équateur.
Quant aux déclinaisons, les étoiles étant toutes de déclinaisons comprises entre + 30° et les mouvements s'effectuant sur des grands cercles
Variations séculaires des ascensions droites en secondes dre
Ascensions droites
Fig. 56.
d’un point de déclinaison + 34°. vers un point de déclinaison — 34e, il est clair que les déclinaisons doivent décrottre. | 4° — EMPLOI DES VITESSES RADIALES.
Nous verrons plus loin que le spectroscope permet de déterminer, en . kilomètres par seconde, de la vitesse relative d’une étoile à la Terre, la * composante dirigée suivant la droite TÉ qui joint la Terre à l'Étoile. Toutes les étoiles voisines de l'apex doivent en moyenne se rapprocher de nous; toutes les éloiles voisines de l'antiapex doivent en moyenne s'éloigner de nous de la même quantité: je dis en moyenne afin d'éliminer autant que possible les mouvements propres. On peut utiliser les vitesses radiales des autres étoiles, mais elles sont moins favorables. j ‘ Malgré les nombreux travaux exécutés dans cette voie, les estimations de la vitesse de notre système vers l'apex varient de 10 à 60 kilomètres *! à la seconde. Quelle que soit du reste cette vitesse qui paraît être de l'ordre de la vitesse de la Terre sur son orbite (295,4) on, remarquera la différence des phénomènes qui résultent de ces deux espèces de dépla- cements. Les premiers sont séculaires :: ils PAIE au cours des
temps; les seconds sont périodiques; ils ont l'année pour période. Dans quelques milliers d'années, sans qu'il Soit nécessaire d'imaginer un perfectionnement des méthodes, l'aspect du ciel aura changé suffisamment pour que le mouvement vers + Hercule (ou vers toute autre étoile) soit connu avec précision. La même amélioration automatique n'aura pas lieu pour la valeur des parallaxes stellaires dont nous allons parler.