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PRÉCISION DE LA MÉTHODE

Les raies dont se compose la raie D du sodium, ont pour longueurs d'onde : 0,,588 998, 04,589 594. {

La différence est 0:,000:596, "soit environ 1 : 1 000 de la longueur d'onde. Il y aura donc déplacement d’une des raies, de l'intervalle. -qui sépare les deux raies, pour une vitesse relative de 300 Ldométtés Pour

évaluer la vitesse radiale relalive, à 1 kilomètre près, il faut donc

évaluer le 1 : 300 de la distance des raies D. C'est la limite de-ce que l'expérience peut déceler avec certitude.

Il est très remarquable que la précision soit indépendante de la

distance de l'étoile.

Étoiles doubles, triples.

66. Définition et bectva tion des systèmes binaires. ° — On appelle étoiles doubles des étoiles que l’on aperçoit doubles avec des appareils de pouvoir séparateur assez grand. On les classe suivant leurs distances angulaires ; voici la classification de Struve :

4 classe DOTE Y 5° classe - 8” à 12’ 2% — 4 à2 6 — , 12 à16 SRE 2 à4 RUE NL 6108 a HN En 1 à8 Be ess ENT LSY ASS

Le système est en général formé d'une ee principale et d'un |

compagnon beaucoup he petit.

L'étoile double AB forme un système binaire quand ses constituantes :

agissent l'une sur l'autre d’après les lois de la gravitation ($ 67). 11 faut pour cela que leur distance mutuelle linéaire soit assez petite, par conséquent que leurs distances à la Terre soient à peu près égales :

pour umangle apparent à donné, c'est alors que leur: distance linéaire r est minima.

L'étoile double A'B forme simplement un groupe oplique lorsque ses

consliltuantes se projettent sur la voûte céleste au voisinage l'une de

l'autre; ce qui n'implique pas que,leurs distances à la Terre soient

quasiment égales, ni par suite que leur distance linéaire soit petite. Pour trancher la question, il faut vérifier précisément si les étoiles

tournent l’une autour de l’autre suivant les lois de la gravitalion.

2° — Les mesures consistent à déterminer la distance r et l'angle de position p du compagnon C par rapport à l'étoile principale E.

L'angle p est l'angle que fait le grand cercle EC avec le cercle horaire PE passant par E‘ P est le pôle.

Posons r — EC; on a pour les différences À des ascensions droites et des déclinaisons :

AD = rcosp, AR=rsimp :cosD.

Pour que ces formules soient exactes en signes, il faut compter p positivement à partir du cercle horaire dans le sens indiqué par la

Pr

Fig. 39..

figure 59, c’est-à-dire du nord vers l'est. N'oublions pas que la Terre est en T et que nous représentons la sphère céleste vue du dehors : les - ascensions droites sont comptées positivement du point vernal y dans le

sens de la flèche.

L'angle de position se mesure avec un fil du PRE ($ 38) qui peut toujours se mouvoir d'un angle connu autour de l’axe de la lunette. On commence par régler le fil suivant le mouvement diurne,

en vérifiant que la trajectoire de l'étoile est parallèle au fil. Comme on utilise ordinairement une lunette montée parallactiquement, il n'ya qu'à arrêter un instant le mouvement d'horlogerie pour vérifier si. la condition est satisfaite.

On fait alors tourner le micromètre de manière que le fil passe sur le centre des astres; le complément de l'angle dont il a tourné, est l'angle de position p.

On amène alors %e fil mobile à angle droit de cette direction et on mesure la distance r des astres en agissant sur la vis du micromètre.

Comme r est de l'ordre de quelques secondes, c’est-à-dire ne peut être mesuré qu'avec une assez grossière approximation, il suffit largement de connaître p à quelques minutes près.

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