ARTHUR ET M A R 1 K
(lirigcaut rcvs le port , et dans hi soirée , on sait qu'un mhtic .vous pari/Ion sarde a mis à la voile. Mais les plus fortes présomptions jJortent à croire que ce monstre de jalousie a terminé sa vie dans les flots ; voici le signalement affiché éi la préfec^ ture : Taille, cinq jyieds dia: pouces, — très-maigre, Jigure longue, et pâle, — sourcils noirs , harhe noire , cheveux noirs , yeux bleus très-clairs , — dents blanches , — menton carré, — vêtu d'jnw redingote verte et d'un chapeau rond. »
Xous n'aurions pas fatigué le lecteur de ces longs et fastidieux extraits de journaux , si la coïncidence de noms ne nous avait frappé , comme on l'a déjà dit.
Quoique le signalement précité offre quelques points de ressemblance avec celui du commandant Brulail , d'autant plus que , dix années s'étant écoulées depuis cette aventure , l'àgc du comte Arthur de *''* , s'il vivait, se rapporterait parfaitement à celui de Brulart , qui est maintenant, je crois, dans son trente- septième printemps; pourtant nous n'oserions prendre sur nous d'affirmer l'identité : nous laissons à la perspicacité du lecteur le soin d'éclaircir ce doute.
Toujours est-il que Brulart (comte ou no)/J monta sur le pont, laissant l'honnête Benoît maugréer à son aise, étendu sur le grand coffre.
ATAR-r.UM,