‹ AthalieChapitre 118 sur 130 · Avare, ici avide, sens qu'a souvent le latin avarus · texte numérisé non relu

Avare, ici avide, sens qu'a souvent le latin avarus

6. D'impurs assassins, les Tyriens qui composaient l'armée d'Athalie.

Viennent briser l'autel, brûler les chérubins^, 85 Et portant sur notre arclie une main téméraire, De votre propre sang souiller le sanctuaire?

JOAD

Mais siérait-iP, Abner, à des cœurs généreux

De livrer au supplice un enfant malheureux,

Un enfant que Dieu même à ma garde confie, 90

Et de nous racheter aux dépens de sa vie^?

ABNER

Hélas ! Dieu voit mon cœur. Pliit à ce Dieu puissant*

Qu'Athalie oubliât un enfant innocent.

Et que du sang d'Abner sa cruauté contente

Crût calmer par ma mort le ciel qui la tourmente ! 95

Mais que peuvent pour lui vos inutiles soins?

Quand vous périrez tous, en périra-t-il moins!

Dieu vous ordonne- t-il de tenter l'impossible?

Pour obéir aux lois d'un tyran inflexible,

Moïse, par sa mère au Nil abandonné, 100

Se vit presqu'en naissant à périr condamné ;

Mais Dieu le conservant contre toute espérance,

Fit par le tyran même élever son enfance.

1. «Salomon fit dans le sanctuaire deux chérubins de bois d'olivier qui avaient dix coudéesde haut. » {Rois, III, vi, 23.) Ces deux ch<^rubins couvraient l'arche de leurs ailes et enfermaient l'arche et les deu^ autres chérubins d'or que Moïse avait placés au-dessus.

2. Siérail-il, conditionnel du verbe seoir qui a deux sens : 1°. dans le sens d'asseoir, il n'est usité qu'au participe présent séant, au participe passé sis, sise, et à l'impératif sieds-toi ; 2° dans le sens de être convenable, il ne s'emploie aussi qu'à certaines formes . il sied, ils siéent, il seyait, il siéra, il siérait, seyant.

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