‹ AthalieChapitre 36 sur 130 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE CHŒUE

TOUT LE CHŒUR chante.

Tout l'univers est plein de sa magnificence. Qu'on l'adore ce Dieu, qu'on l'invoque à jamais. Son empire a des temps précédé la naissance. Chantons, publions ses bienfaits.

il est resté gauia ; au s'est changé en o (comme dans louer, de laudnre) et g s'est changé en j (comme dans jumeau de gemellus).

1. Sied, est l'indicatif de seoir, anc. franc, seder, qui vient du latin sedere. Ce verbe, dont l'infinitif n'est plus en usage, ne s'emploie que dans certains temps, et toujours à la 3" personne du singulier ou du pluriel il sied, ils siéent, il seyait, il siéra. Il fait au participe seyant, et n'a pas de temps composés. I! ne faut pas confondre seoir, être convenable, avec seoir, être assis. Ce dernier verbe n'est plus guère en usage qu'à ses participes séant et sis.

2. Entendre, vient du latin intendere, diriger son esprit vers, faire attention, écouter.

3. « Il a semblé à quelques-uns que l'hémistiche n'est pas assez marqué dans ce vers, d'autant que le régime me précède le verbe préparer. » (Académie.)

• UNE VOIX, seule.

En vain l'injuste violence 315 Au peuple qui le loue imposera silence :

Son nom ne périra jamais.

Le jour annonce au jour sa gloire et sa puissance^. Tout l'univers est plein de sa magnificence.

Chantons, publions ses bienfaits. 320

TOUT LE CHŒUR répète.

Tout l'univers est plein de sa magnificence ; Chantons, publions ses bienfaits.

UNE VOIX, seule.

Il donne aux fleurs leur aimable peinture^.

Il fait naître et mûrir les fruits^.

Il leur dispense avec mesure* 325 Et la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits ; Le champ qui les reçut les rend avec usure^.

1. J.-B. Rousseau traduisant le même passage du psaume XVIII dit (liv. I, ode ii) :

Le jour au jour la révèle, La nuit l'annonce à la nuit.

Page 1