ACTB IL — SCÈNE VII
ATUALIB.
Oomment vous nommez-yous ?
JOÔJS.
J'ai nom Éliacin.'
ATHALIB.
Votre père ?
JOAS
Je suis, dit-on, un orphelin Entre les bras de Dieu jeté dès ma naissance, Et qui de mes parents n*eus jamais connaissance.
ATHALIB.
Vous êtes sans parents ?
JOAS
Ils m'ont abandonné.
Comment ? et dc;>uis quand ? *
JOAS
Depuis que je suis né.
Ne sait-on pas au moins quel pays est le vôtre ?
JOAS
Ce temple est mon pays : je n'en connais point d'autre.
Où dit-on que le sort vous a fait rencontrer î
JOAS
Parmi des loups cruels prêts à me dévorer.
1 En prose, mon nom est Éliacin. * Depuis ^uanct— Howlong ?
ATUAUE.
Qui VOUS mit dans ce temple ?
JOAS
Une femme inconnue, Qui ne dit point son nom, et qu'on n'a point revue.
Mais de vos premiers ans quelles mains ont pris soin 1
JOAS
Dieu laissa-lril jamais ses enfants au besoin? Aux petits des oiseaux il donne leur pâture, I Et sa bonté s'étend sur toute la nature.
Tous les jours je l'invoque ; et d'un soin paternel Il me nourrit des dons offerts sur son autel.
Quel prodige nouveau me trouble et m'embarrasse ! La douceur de sa voix, son enfance, sa grâce, Font insensiblement à mon inimitié Succéder. . .Je serais sensible à la pitié !
ABNER
Madame, voilà donc cet ennemi terrible ?
I De vos songes menteurs l'imposture est visible ; A moins que la pitié, qui semble vous troubler,
\ I Ne soit ce coup mtal qui vous faisait trembler.
I I ATHALIE, à Joas et à Josahet, Vous sortez ?
JOSABET.
Vous avez entendu sa fortune :
Sa présence à la fin pourrait être importune.
I X!' Non: revenez. Quel est tous les jours votre emploi?