ACTE II. — SCÈNE VII
JOAS
J'adore le Seignetir ; on m'explique sa loi ; Dans son livre divin on m'apprend à la lire ; Et déjà de ma main je commence à l'écrire.
Que vous dit cette loi?
JOAS
Que Dieu veut* être aimé; Qu'il venge tôt ou tard son saint nom blasphémé ; Qu'il est le défenseur de l'orphelin timide ; Qu'il résiste au superbe, et punit l'homicide.
J'entends. Mais tout ce peuple enfermé dans ce lieu, A quoi s'occupe-t-ilî
JOAS
H loue, il bénit Dieu.
Dieu veut-d qu'à toute heure on prie, on le contemple ?
JOAS
Tout profane exercice est banni de son temple.
Quels sont donc vos plaisirs?
JOAS
Quelquefois à l'autel Je présente au grand prêtre ou l'encens ou le sel : J'entends chanter de Dieu les grandeurs infinies, Je vois l'ordre pompeux de ses cérémonies.
Hé quoi ! vous n'avez point de passe-temps plus doux? Je plains le triste sort d'un enfant tel que vous. Venez dans mon palais, vous y verrez ma gloire.
^ Vatt — Oommands ua.
Moit dee bien&ita de Dieu je perdtais la mémoire!
ATHAI.IB.
Non, je ne voua toux paa contraindre k Toublier. Vous ne le priez point.
ATRAUG.
Voua pourrez' le prier.
Je venais cependant en invoquer un autre.
ATHAUE.
J'ai mon Dien que je sera ; vous serriroz le vfltre : Ce sont deux puiB&ants Dieux.
n faut craindre le mien Lm seul est Dien, madame ; et le vôtre n'est rien.
Ces méchante, qui sonl^ils 1
lOSABBT.
ATHALiB, à Jomiet.
J'aime il voir comme VOM rinstruiseï Enfin, Eliacm, voua avez eu lue iiUire ; ' Vous n'êtes poiut sans doute un enfant ordinaire,