‹ Athalie, tragédie, annotéeChapitre 31 sur 63 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

JOSABETH, MATHAN, NARAL.

MATHAN

Envoyé par la reine Pour rétablir le calme et dissiper la haine,

1 Consternée — In consternation.

* Hurlements — i e., ffémissements. Ce mot est da style de récriture sainte. Les prophètes, pour dire gémissez, disent fourent ulukitt, boni ye ! — Ezekiel xxz. 2. — L. Bacinb.

s Et mardkai son igcU. Belle expression imitée de Virgile: Ast ego, qasB DiTum Incedo regina. — JEmid, i. 50.

* Adtevant — CompleUng or sailsfying.

^ A force dTattentats . . . To feilenoe my remorse by dint of audaeious deeds.

Princesse, en qui le ciel mit un esprit si doux,

Ne vous étonnez pas si je m'adresse à vous.

Un bruit,* que j'ai pourtant soupçonné de mensonge,

Appuyant les avis^ qu'elle a reçus en songe,

Sur Joad, accusé de dangereux complots,

Allait de sa colère attirer tous les flots.

Je ne veux point ici vous vanter mes services :

De Joad contre moi je sais les injustices ;

Mais il faut à Foffense opposer les bienfaits.

Enfin je viens chargé de paroles de paix.

Vivez, solennisez vos fêtes ^ sans ombrage.

De votre obéissance elle ne veut qu'un gage :

C'est (pour l'en détourner j'ai fait ce que j'ai pu)

Cet enfant sans parents, qu'elle dit qu'elle a vu.

JOSABETH

Éliacin?

MATHAN

J'en ai pour elle quelque honte :

D'un vain songe peut-être eue fait trop de compte ;* Mais vous vous déclarez ses mortels ennemis, Si cet enfant sur l'heure en mes mains n'est remis. La reine impatiente attend votre réponse.

JOSABETH

Et voilà de sa part la paix qu'on nous annonce I

MATHAN

Pourriez-vous un moment douter de l'accepter ? * D'un peu de complaisance est-ce trop Tacheter ?

JOSABETH

J'admirais* si Mathan, dépouillant l'artifice, Avait pu de son cœur surmonter l'injustice,

1 Un bruit — A report.

2 ^ri*— WamlngB. « Fût fête»— Yowt rites.

* Elle fait trop de compte — She attaches too mach importance.

< Douter de l'accepter s cette expression est incorrecte ; quand douter est suivi d'un Terbe, il faut siovique: je doute ti J'irai; je doute que J'aille. Hésiter étidt le mot propre.— Oboffrot. ^ J'admirais^-l irondered.

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