‹ Athéna, histoire générale des beaux-artsChapitre 12 sur 13 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Arrivés au terme de notre long voyage à travers les gloires de l’art des temps révolus, il nous sera permis, en manière de conclusion, de dégager les quelques principes généraux qui président au développement et à la grandeur de l’art dans les sociétés humaines douées de sens esthétique et qui, à leur défaut, tombent dans la décadence. ly’Histoire nous enseigne que les deux grands foyers d’inspiration sont la Religion et la Patrie. Confondues dans la conception monarchique chez les Egyptiens, les Chaldéens et les Assyriens qui assimilaient leurs rois à leurs dieux et par les Grecs, dans l’idée sublime d’Athéna et des dieux autochtones, mais dans une mesure qui protégeait la liberté; distinctes, mais non séparées, par l’Empire romain divinisé, séparées enfin, mais réunies en une égale dévotion, dans les temps modernes, c’est toujours elles, par l’enthousiasme qu’elles suscitent dans l’âme humaine, qui poussent l’homme aux grandes actions et lui inspirent les œuvres sublimes. C’est au souffle de leur passion génératrice que s’épanouissent les fleurs de l’âme et mûrissent les fruits du cœur; pour elles, pour exalter leurs beautés, les artistes fervents n’ont jamais assez de pureté dans la forme et de grandeur dans l’expression, assez d’idéal enfin ! A ses débuts, notre siècle matérialiste, sceptique et positiviste, tend à nier et même à détruire ces deux grands mobiles de l’activité civilisatrice qui ont toujours amélioré les hommes et les nations et les ont rendus supérieurs et immortels. Aussi

T. II

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