‹ Athènes aux XVe, XVIe et XVIIe sièclesChapitre 4 sur 89 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

et des antiquités de l'Asie, qui éclairent la Grèce d'une lumière inattendue.

La seconde étude, celle des monuments, n'est possible et ne peut être féconde que sur les lieux mêmes où ils ont été élevés, dans Athènes, au haut de l'Acropole, au milieu des ruines, sous ce ciel pur, en vue de Salamine et de ces lignes harmonieuses qui font d’une contrée aride et poudreuse un panorama animé et enchanteur. Reconstruire patiemment tous les monuments sur le sol antique que les fouilles ont déblayé, sur le roc qu'elles ont mis à nu, reconstituer fragments par fragments les admirables ensembles des frontons et des frises, replacer sur leurs bases vides une forêt de statues et rendre à leur destination primitive les admirables morceaux de sculpture qui remplissent, à Athènes seulement, trois musées entiers, c'est là une œuvre importante qui cache ses difficultés sous les séductions de la nouveauté et d'un intérêt toujours renaissant.

Mais après avoir vu Athènes éloquente et majestueuse dans les livres, Athènes silencieuse et ruinée, sublime invalide, sur le terrain même de son immortalité, je me suis demandé comment cette ruine s'était faite, par quelles mains bar-

bares, par quelles intempéries furieuses, ces mo-

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