‹ Athenes (volume 2)Chapitre 108 sur 276 · Beülé. Acropole. T. II, p · texte numérisé non relu

Beülé. Acropole. T. II, p

2. Certains ornements, qu’il eût été trop difficile de sculpter dans les caissons renfoncés du plafond, y étaient peints. » Legrand. Mom de la Grèce, p. 76.

3. Le portique avait été approprié au logement d’un officier turc, en fermant les entre-colonnements par des murailles, comme nous le voyons dans le dessin de Stuart, et le plafond avait été chargé d’une grande quantité de terre pour le blinder et le mettre à l’abri de la bombe; cette précaution même a contribué à sa ruine, car le support d’angle ayant manqué, cette masse énorme n’a fait qu’accélérer et rendre plus complète la chute de l’entablement.

4. Nous avons vu, au petit musée de l’Acropole, les espèces de pivots, les âmes en bois de cèdre provenant du centre des tambours composant le fût de cette colonne ( p. 150).

PORTIQUE DU PxVNDROSlON.

de 0"’,50 environ de profondeur, réunis entre eux par une sorte de fissure. •Ces trous pourraient bien n’être qu’un jeu de la nature; tout

Trous du trident.

annonce cependant que ce sont eux que l’on vénérait dans l’antiquité comme étant l’empreinte du coup de trident frappé par Neptune. Il est vrai que le trident avait trois pointes et qu’il n’y a que deux trous, mais en aucun temps la superstition n’y a regardé de bien près. Les dalles que M. Tétaz a détachées sont justement celles que soulevaient les guides, les exégètes, lorsqu’ils voulaient offrir l’empreinte sacrée à la curiosité ou à la vénération des visiteurs et des dévots.

Dans le môme caveau est une petite citerne en partie ruinée; M. Beulé, en la faisant déblayer, a rencontré presque aussitôt le rocher; ce ne serait point une raison pour qu’elle n’eût point remplacé le puits d’eau salée, le flot, la Oalaaaa Eps/G-zit; ^ c{ui partageait avec l’empreinte du trident les hommages des pèlerins de l’Acropole. 11 suffisait du plus petit bassin rempli d’eau salée; et quant au bruit que cette mer en miniature faisait entendre lorsque soufflait le vent du sud, la communication souteâ’raine avec le temple pouvait, comme le remarque M. Beulé, l’expliquer aussi bien c{ue l’escalier dérobé du sanctuaire d’Isis, à Pompéi, explique les oracles rendus par la déesse En effet, de l’intérieur du Pandrosion, une petite porte souterraine w, de 1"',20 de haut sur 0"’,68 de large, percée dans le bas du mur septentrional de l’Érechthéion, et à laquelle on descendait par un chemin souterrain partant du corridor conduisait en secret à la grotte mystérieuse.

1. U Dans l’Erechthéion, on trouve un puits d’eau de mer, ce qui n’est pas très-surprenant, car il y en a dans plusieurs endroits au milieu des terres, entre autres à Aphrodisias en Carie; mais ce que celui-ci offre de remarquable, c’est que, loi’sque le vent du sud souffle, on y entend un bruit pareil à celui des flots. Il y a sur le rocher l’empreinte d’un trident. Cette empreinte et ce puits sont les signes que Neptune lit paraître pour prouver que le pays lui appartenait.

Pacsanfas. Alt. C. XWI.

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