‹ Athenes (volume 2)Chapitre 112 sur 276 · TRIBUNE DES CARYATIDES · texte numérisé non relu

TRIBUNE DES CARYATIDES

La muraille, au-dessus de la corniche de son soubassement, présentait C{uatre demi-colonnes ioniques engagées , portant un entablement et un fronton. Les trois entre-colonnements du milieu étaient percés d’autant de fenêtres fort simples, éclairant le vestibule E, fenêtres qui se retrouvent encore dans tes dessins de Stuart et de Legrand, et qui, de même que la grande porte du nord, affectaient une forme légèrement pyramidale, circonstance qui n’avait point été remarciuée par Leroy qui, dans sa restauration, fait les trois fenêtres rectangulaires. Hautes de i‘", 95, elles avaient dans le bas 0'", 95 de largeur, et au-dessous du linteau seulement 0'", 87. Peut-être ces fenêtres étaient-elles fermées par quelques plaques de phengite, cette pierre transparente que nous avons déjà vue employée au Parthénon.

Toute cette partie supérieure de la muraille a été renversée en 1852 par un terrible ouragan qui a également couché sur le sol une des colonnes du temple de Jupiter Olympien. Deux des demi -colonnes gisent au fond de la citerne E, dont, comme nous l’avons dit, elles ont percé la voûte. Il ne reste plus en place que les bases des demicolonnes. La dernière, à gauche, est encore surmontée d’une portion de fût.

L’enceinte I, qui n’avait d’autre entrée cjue de petites portes, en quelque sorte dérobées, n’a jamais dû être livrée au public; elle était sans doute réservée aux prêtresses qui desservaient les deux temples. C’était une sorte de cloître et en même temps un lieu de récréation, un jeu de paume, ccpaipicxpa et ccpaipixT-éptov, à l’usage des jeunes Erréphores, car c’est sous ce nom qu’il est désigné dans les auteurs anciens.

Tribune des Caryatides. Cette tribune G est la partie la plus élégante et aussi la plus célèbre de l’Erechthéion On sait par de nombreux témoignages anticiues que Cécrops avait été enterré dans l’enceinte de l’Érechthéion. Nous n’entrerons pas ici dans la discussion à laquelle les savants français, allemands et anglais se sont livrés sur le lieu précis qu’occupait ce tombeau ; nous dirons seulement que nous croyons, avec MM. Raoul Rochette 2, Tétaz ^ et Beulé^, c[ue la tribune des

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