Athen iind der Pelopones
El gin, qui ne s’était guère préoccupé de la pensée que son déplacement entraînerait la ruine de la plus grande partie de 1 entablement. On croyait que la sixième, celle placée en arrière, du côté oriental, figurait à Rome, au musée du Vatican. M. Pittakis en a retrouvé le torse brisé; la partie inférieure et la tête^ ont été refaites et eUe a pu reprendre sa place. Quant à la seconde figure à partir de 1 angle sud-ouest, qui, enlevée par lord Elgin, est restée au Musée Britanniques après avoir été longtemps remplacée par un moulage en terre cuite offert par l’Angleterre, elle a été habilement refaite en marbre par un artiste grec; enfin, celle qui avait été renversée pendant le siège a pu être également relevée après que de . minutieuses recherches en eurent fait retrouver la tête depuis longtemps perdue. Les portions de l’entablement et du soubassement qui manquaient ont été remplacées par des marbres simplement massés et la tribune à pu ainsi, en 186-6, être rétablie toute entière aux frais déjà France, sous la direction de M. Paccard, architecte pensionnaire de l’Académie de Rome, grâce à l’heureuse initiative et à la puissante influence de M. Piscatory, alors ministre de France à Athènes.
Les caryatides, ainsi que l’entablement à l’intérieur comme à l’extérieur, portent encore des traces très-visibles de peinture. Les autres détails d’architecture de l’Érechthéion, surtout dans les parties hautes, étaient également peints et même enrichis de dordres, mais avec une grande sobriété.
Derrière la caryatide du second rang à l’est, est taillé dans le soubassement de la tribune un étroit passage z qui permettait de pénétrer dans l’intérieur et qui probablement, dans l’antiquité, était fermé par une grille. Presque tout le dallage de la tribune, reposant sur des assises de pierres grossièrement équarries , existe encore en place , ainsi qu une grande partie du soffite, dont un morceau considérable gît renversé sur le sol.
Plusieurs marbres antiques sont déposés sur les degrés qui tonnent au sud le soubassement de l’Érechthéion. On y remarque un bas-relief représentant une trirème, découvert le 19 octobre 1858 entre l’Erechthéion et le piédestal de Minerve Promachos, une tête de Bacchus indien