‹ Athenes (volume 2)Chapitre 145 sur 276 · Voy. la lettre en tête du chapitre · texte numérisé non relu

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3. Après avoir décrit le temple de Jupiter Olympien, Pausanias ajoute : « Adrien a orné Athènes

de plusieurs autres édifices qui sont : le temple de Junon et de Jupiter Panhellénien, et le Panthéon ; mais on admire surtout des portiques formés de cent vingt colonnes de marbre de Phrygie, et dont les murs sont de môme marbre; on y voit des salles dont les plafonds sont ornés d’or et d albâtre et qui sont décorées de tableaux et de statues; elles contiennent des livres. Le gymnase qui porte le nom d’Adrien est dans le même endroit ; il est orné de cent colonnes de marbre de Lyl>ie. » AU. C. XVllI.

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Saint-Jean sous les colonnes. 11 n’y a point même de fabrique ancienne, ni au cimetière des Turcs qui est voisin, appelé par les Grecs xà Mvtyoupia, ni dans les environs, où l’on puisse trouver quelque indice de ce temple. » Leroy ^ reconnaît dans ces ruines le temple de tous les dieux, le Panthéon mentionné également par Pausanias.

Chandler n’hésite pas à nommer le temple de Jupiter Olympien 2, et cette opinion est partagée par Stuart c|ui combat victorieusement celle qui verrait les restes de ce temple dans la belle ruine dont nous parlerons sous le nom de Sloa ou portique d’Adrien. Il est difficile de comprendre qu’il ait pu exister quelque incertitude sur le véritable nom du monument qui nous occupe. Sa position dans la partie sud-est de la ville , dans le quartier d’Adrianopolis ^ et non loin de la fontaine Callirhoé, suffirait seule pour lui assigner sa véritable destination^. Nous verrons de plus que la mesure de quatre stades, donnée par Pausanias au péribole du temple de Jupiter Olympien, s’accorde parfaitement avec celle que nous pouvons relever encore aujourd’hui

Suivant une ancienne tradition , un des premiers temples fondés à Athènes aurait été consacré à Jupiter Olympien par Deucalion, fils de Prométhée, dès le xvi® siècle avant notre ère*^. Ce temple avait sans doute disparu depuis longtemps, quand, vers l’an 530, Pisistrate entreprit de le relever plus vaste et plus magnifique sous la direction des archi-

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