De (AiQ-nrip, mère
« Dans le temple de la mère des dieux, sa statue a été faite par Phidias. »
Pausanias. au. C. III.
^06 ATHtNKS.
(le son ouvrage. Aujourd’hui, au milieu des débris de l’église, je n’ai trouvé de bien positivement antique qu’un morceau de marbre posé surchamp , portant les traces d’un crampon de fer en forme de double T.
Temple de CiniÈs. Au nord de l’Acropole, entre la tour des Vents et la nouvelle Agora, existait un temple de Gérés sur l’emplacement duquel les chrétiens avaient élevé une église consacrée à saint Denis, et les Turcs à leur tour une mosquée nommée Staropazami (mosquée de la place au Blé). Cette mosquée est aujourd’hui convertie en caserne. Dans la cour, que domine un des plus beaux palmiers d’Athènes^, on voit un morceau d’architrave provenant du temple; il est enclavé par un bout dans une muraille moderne 2, tandis que par l’autre il repose sur le chapiteau d’une colonne ionique que les soldats ont barbouillée de rouge et de bleu. Un autre tronçon de colonne sort également du sol , mais privé de son chapiteau.
Temple de Jupiter olympien. Pendant longtemps, les savants n’ont point été d’accord sur le nom antique du magnifique édifice dont on admire encore les ruines imposantes dans la plaine au sud-est de l’Acropole, et que le vulgaire désigne sous celui de Colonnes d’Adrien. D’après un passage de Spon, il paraît qu’au xviG siècle ces ruines, sous lesquelles on avait bâti une petite église, passaient pour avoir appartenu au temple de Jupiter Panhellénien, élevé à Athènes par Adrien-^; mais Spon veut y voir le portique construit par le même empereur et mentionné également par Pausanias ; il oublie que les colonnes sont ici de marbre pentélique , tandis que celles du porticpie étaient de marbre phrygien. « La petite église qui est dessous, ajoute-t-il, loin d’être le temple de Jupiter et de Junon Panhelléniens que le même empereur avait fait bâtir, n’est qu’un amas presque sans chaux de pièces de colonnes dont l’on a fait cette chapelle que les Grecs appellent I-yw; Tcoawr,? ûq rai? xo>.ovvaiç.
1. C’est celui que l’on aperçoit dans la vue que nous donnons de la tour des Vents.