TEMPLES DE JUNON ET DE BACCHUS
Temple de Jlnon et Jupiter Paniiellénien. A l’est de l’Acropole, près de l’extrémité de la rue de Lysicrate et non loin de l’arc d’Adrien, dans la cour d’un ancien moulin à huile, dont l’enceinte moderne est formée en partie de blocs de pierre et de marbre provenant de l’édifice même, sont quelques restes d’un temple dans lec{uel Leake^ croit reconnaître celui qu’ Adrien consacra à Junon et à Jupiter Paniiellénien 2.
A moitié enterrées, s’élèvent encore de 2“‘,23 au-dessuâ du sol deux colonnes ioniques ^ de marbre gris du mont Hymette , surmontées de leurs chapiteaux de marbre blanc du Pentélique, ainsi que l’architrave qui les réunit. La largeur de l’entre-colonnement est de Le mor¬
ceau d’architrave a 2'", 50 de long et 0'",60 de hauteur. Les chapiteaux, hauts de 0‘",20, sont d’un travail peu soigné et ne paraissent pas avoir reçu la dernière main. 11 en est de même de l’architrave dont les profils ne sont que grossièrement indiciués. D’autres morceaux d’architrave, employés dans le mur d’enceinte, sont plus finis. Une troisième colonne sans chapiteau, inclinée, mais à sa place antique, sort d’un monceau de décombres à peu de distance des deux autres.
Temple de Bacghus ou Lenæon. A peu de distance , à l’ouest du temple de Jupiter Olympien, au sud de l’Acropole, et juste au-dessous du théâtre de Bacchus, se trouvent, comprises dans les murailles d’une petite construction moderne, quelques assises d’un édifice antique. La position de ces restes par rapport aux monuments voisins, leur situation dans le quartier de l’ancienne Athènes qui portait le nom des Marais^, ne permettent guère de douter qu’ils aient fait partie de l’un des plus anciens sanctuaires d’Athènes, le Lenæon Dionijsion ou temple de