Atp-vat, Limnœ. Leake. Topography of Athens
6. A vivaiov, de Xr|v6ç, pressoir. Aryàîoç, dieu du pressoir, était un des surnoms de Bacchus. Au mois d’anthestérion (février), on célébrait, en son honneur, des fêtes appelées Lenœennes, Ar,vaia, qui duraient trois jours. Le premier se nommait Vouverture des tonneaux, le second la fête des coupes, et le troisième la fête des marmites.
« Pendant la fête des coupes et des marmites, on leur a annoncé une invasion de brigands béotiens. » Aristophane. Acharniens
Voici l’origine qu’Euripide assigne à la fête des coupes :
« Oreste. Arrivé à Athènes, nul hôte ne voulut d’abord me recevoir comme en horreur aux dieux (il n’était point encore absous du meurtre de sa mère); mais ceux qui avaient du respect pour moi
Bacchus Limnæen, in Limnis'^. Le Lenæon ou enceinte sacrée de Bacchus était en effet, suivant Pausanias ^ et Vitruve, voisin du théâtre, et, au dire de Thucydide, situé dans la partie méridionale de la ville C’est d’ailleurs après avoir parcouru la rue des Trépieds, dont la direction est parfaitement connue et qui aboutit en effet aux ruines qui nous occupent, que Pausanias arrive au temple de Bacchus. Yitruve enfin nous apprend qu’un portique situé derrière ce temple servait de refuge aux spectateurs surpris par la pluie pendant les représentations du théâtre
Colonne. Au milieu d’un champ, au sud de l’Acropole et des deux
me donnèrent l’hospitalité à une table solitaire, quoique habitant sous le même toit, et, par leur silence, me réduisaient aussi à me taire. Pour m’empêcher de partager leur boire et leur manger, ils avaient chacun leur coupe, toutes pareilles, dans lesquelles ils versaient le vin pour se livrer aux plaisirs de la table. Et moi, je n’osais me plaindre à mes hôtes; mais, dans ma douleur silencieuse, j’avais l’air de n’y pas prendre garde, tout en gémissant au fond de l’âme, parce que j’étais le meurtrier de ma mère. J’ai appris que, chez les Athéniens, mon malheur avait donné lieu à une solennité, et que l’usage se conserve encore, chez le peuple de Minerve, de célébrer la fête des coupes. » Eüripide. Iphigénie en Tauride.
Le Scoliaste d’Aristophane, sur le vers 95 des Chevaliers , raconte ainsi l’origine de cette même fête :
« Oreste, à cause du meurtre de sa mère, vint à Athènes, chez Pandion, qui régnait alors sur les Athéniens, et le trouva présidant à un repas public. Pandion n’osa renvoyer Oreste, et, regardant pourtant comme une impiété de l’admettre à sa table et à boire en commun avant qu’il se fût purifié de son meurtre, pour éviter de boire tous à la même coupe, fit servir une coupe à chacun des convives. »