‹ Athenes (volume 2)Chapitre 169 sur 276 · Att. C. XV · texte numérisé non relu

Att. C. XV

3. Habitants de Scione, ancienne ville de la Ghalcidique, dans la presqu’île de Pallène, sur la mer Égée.

4. L’an 415 avant J.-C., par Cléon et Démosthène. Voy. Thucydide, L. IV, § 38.

Ifaud libi inexpei’tum curvos deprendere mores Quœque docet sapiens, braccatis illila Médis Porlicus .

« Tu sais distinguer ce qui dévie de la saine morale ; tu sais les sages leçons du portique où sont peints les Mèdes aux larges braies*. » Perse. Sat, III.

G. Pausanias, Att. C. XVI. — Démosthène. In Aristog. — Ælien. L. VIII, c. 16.

* ’AvaÇ'jpthî.

POKCILE

et d’un soubassement de 1"', 65 de hauteur, formé de grandes dalles de marbre debout, portant un bandeau en saillie haut de 0'", 25, et au-dessus, dans l’angle, la partie la plus intacte de l’édifice, une muraille en équerre, composée de quatorze assises de pierre de 0'’‘,39 de hauteur. Le mur

Ruines du Pœcile.

occidental, resté entier dans sa largeur, nous donne la profondeur du monument, qui était de 6"', 82. La plinthe, de ce côté, porte les traces d’une inscription illisible, que, d’après la forme des lettres, M. Pittakis pense ne pas remonter au delà de l’époque romaine. Nous verrons tout à l’heure qu’un autre fait pourrait s’ajouter à cette observation. La partie de la muraille en retour au sud et ayant formé le fond du portique a encore 5'”, 60 de hauteur; mais sa partie inférieure n’est point déblayée. Au nord, les fouilles ont mis à découvert le soubassement entier composé de belles assises de pierres du Pirée, d’une hauteur totale de 2 mètres, et surmonté d’une moulure de marbre. Le reste est détruit et remplacé par une muraille moderne formée de toute espèce de matériaux qui, fermant cette partie du portique au nord et à l’est, l’a converti en une salle qui a été habitée. Dans cette salle, on voit, couchés ou employés comme matériaux, de nombreux tronçons de colonnes de 0"',75 de diamètre. Ces colonnes, provenant, selon toute apparence, du portique lui-même, ne sont point cannelées, et ne peuvent, par conséquent,

remonter, au beau temps de l’art grec ; elles doivent plutôt appartenir à l’époque romaine. Il est donc difficile d’admettre que nous ayons véritablement sous les yeux les restes du Pœcile. Avait-il été remplacé par un nouveau portique, dont nous voyons les ruines? Cette supposition est encore peu probable, car Synésius, qui visita Athènes en l’an /|.02 de notre ère , dit que le Pœcile existait encore , bien que dépouillé de ses peintures

Sénat. Un peu au-dessus du Pœcile, en allant vers l’Acropole, on trouve dans la rue qui en a pris le nom, 6^dç BouXsur/ipiou, rue du Sénat, les ruines considérables, mais informes, d’un grand édifice dans lequel on croit reconnaître le lieu de réunion du conseil des cinq cents , •/( pouV/j Tcov TOVTaz-oGtcov. Ces ruines se trouvent en effet, comme l’a dit Pausanias, dans le voisinage du temple de la Mère de Dieu , dit 3Iétroun^ , situé un peu plus haut dans la même rue, et leur position, par rapport à l’Aréopage, justifie le nom de sénat d’en bas, ■/, xaTw pouV/f, qu’on donnait à double titre à ce conseil pour le distinguer de l’Aréopage, le sénat d’en haut„ vf avco pouXv].

Le conseil ou sénat, créé par Solon •^, n’était composé d’abord que de quatre cents membres tirés au sort chaque année parmi les citoyens notables des quatre tribus, ayant atteint l’âge de trente ans.

Quatre-vingt-six ans environ après l’établissement de la constitution de Solon , Clisthène ayant porté le nombre des tribus à dix, cent nouveaux membres furent adjoints au conseil qui prit alors le nom de conseil des cinq cents; enfin, plus tard encore, le nombre des tribus s’étant élevé jusqu’à douze, celui des membres du conseil fut porté à six cents,

1. Le passage de Synésius est le principal argument mis en avant par ceux qui ont prétendu que les peintures du Pœcile étaient portatives et sur bois. Cet écrivain dit, en effet, en termes formels ;

« Le portique Pœcile n’est plus pœcile (orné de peintures)... Le gouverneur de la province a enlevé les planches, ràç amiôaç, où Polygnote de Thasos avait déposé les fruits de son pinceau. »

Sur la foi qu’on doit ajouter à ce passage et sur les déductions qu’on peut en tirer, voy. Letronxe, Lettres d’un antiquaire à un artiste, p. 201, et R. Rochette, Peintures inédites, p. 150.

2. « Près de là (près du temple de la Mère des Dieux ou Métroun), est le sénat des cinq cents qui se renouvelle chaque année. On y remarque une statue de Jupiter Bulæus, un Apollon, ouvrage de Pisias, et une statue du peuple de la main de Lyson. Protogène de Cannes et Olbiade y ont peint, le premier, les législateurs d’Athènes, et le second, ce Callippus qui conduisit les Athéniens aux Thermopyles pour s’opposer à l’irruption des Gaulois dans la Grèce. »

Pausanias. Att. C. III.

Page 1