Pline. L. XXXV
3. Telle est la charmante peinture monochrome sur marbre conservée au musée de Naples, représentant cinq jeunes filles jouant aux osselets, avec leurs noms ArAAIH, AHTfî, NIOBH, «fiOIEH et lAEAlPA, composition signée par l’ Athénien Alexandre, AAEHÂNAP02 A0HNAIO2 ErPA<I>EN.
Hercul. et PoMP. T. II, pl. 17.
Telles sont encore, au Vatican, les figures de Pasiphaé, Myrrha, Scylla, Phèdre et Canace; tels sont enfin les sujets homériques qui décorent le précieux tombeau étrusque découvert à Vulci par M. Noël Desvergers, en 1857.
nage, quoiqu’il n’ait peut-être aucune ressemblance avec l’original, et qu’il soit sorti tout entier de l’imagination de l’artiste^.
« Sous le Pœcile, dit encore Pausanias^, sont des boucliers d’airain, les uns pris aux Scionéens^ et à leurs alliés, ainsi que nous l’apprend l’inscription placée au-dessus; les autres, enduits de poix afin d’être préservés de la rouille, sont, dit-on, ceux des Lacédémoniens faits prisonniers dans l’île de Sphactérie^. »
Souillé du sang de l,/i00 citoyens immolés par ordre des trente tyrans, le Pœcile, rendu odieux aux Athéniens par ce funeste souvenir, était resté abandonné pendant plus de cent ans , quand Zénon lui rendit sa célébrité en le choisissant pour son école de philosophie, et en y fondant la fameuse secte des stoïciens, ^Tooto'i, ainsi nommés du portique, GToa, sous lequel ils s’assemblaient^.
Devant le Pœcile s’élevaient plusieurs statues en bronze de personnages célèbres; on y remarquait celle de Solon®.
Nous avons dit que l’authenticité des ruines attribuées au Pœcile est fort peu prouvée ; en effet, ce qui reste encore debout ne paraît pas avoir appartenu à un portique double, mais à l’extrémité occidentale d’un portique simple ouvert au nord, et s’étôndant, il est vrai, comme ‘le Pœcile, de l’est à l’ouest.
L’angle sud-ouest que présente notre dessin étant entier et sans arrachements , rien n’indique qu’il ait existé un second portique exposé au midi. Quoi qu’il en soit, voici ce qui reste aujourd’hui. L’angle postérieur sud-ouest est composé d’une plinthe de 0'", 30, surmontée d’une moulure
1. Suivant Cornélius INepos {Thémistocles. VI), on pouvait ainsi reconnaître Miltiade à la place qu’il occupait dans la composition. « Le seul honneur, dit-il, qu’obtint Miltiade, qui venait de sauver l’Attique et toute la Grèce, fut d’être représenté, à la tête de ses dix collègues, au moment où il exhortait ses soldats et engageait l’action, dans la peinture de la bataille de Marathon qui fut placée sous le portique appelé Pœcile. »