‹ Athenes (volume 2)Chapitre 173 sur 276 · Voy. planche VI · texte numérisé non relu

Voy. planche VI

i. « La moitié de la façade qui est au sud-ouest du portail se trouve dans un état de ruine complet; cependant une grande partie du mur de face existe encore, et on retrouve dans leur place primitive les sept piédestaux et quelques fragments des colonnes. »

Stuart. Antiquités d’Athènes. I, GO.

PORTIQUE D’ADRIEN

grande caserne de cavalerie; celle de gauche AE est restée. Elle est ornée de sept colonnes corinthiennes non cannelées, d’un seul morceau de marbre tacheté de vert ressemblant au cipollino^. Les piédestaux, enterrés pour la plupart, et quelques-uns tout à fait, sont du même marbre, mais les bases et les chapiteaux sont de marbre pentélique. Par une innovation dont l’effet n’est guère heureux, les angles du tailloir de ces chapiteaux ne sont point abattus, mais sont au contraire très-aigus 2. Le diamètre des colonnes est de 0™, 90, et leur hauteur , y compris la base et les chapiteaux, mais sans le piédestal, est de 8'", 60. Elles sont à 0™,65 de la muraille et espacées entre elles de 3'", 25. M. Pittakis^ dit avoir reconnu sur l’entablement qui surmonte chaque colonne les traces d’une statue de bronze s’appuyant sur une pique.

Le portique était fermé à chaque bout par un mur en équerre A F et B G, terminé par une ante. Ce mur, qui, à l’extrémité septentrionale du portique, existait encore tout entier au temps de Stuart^, n’a conservé aujourd’hui que sa partie inférieure adossée à une mosquée transformée en gymnase musical pour l’armée. La porte E, que Stuart vit aussi presque entière, était accompagnée de deux antes moins saillantes H et I,

et précédée d’un portique ou péristyle L, formé de quatre colonnes de

même ordre, mais rudentées dans le tiers inférieur, et cannelées dans le reste de leur hauteur. Elles portaient un fronton, et s’élevaient sur un perron composé de six degrés dont il ne reste point de traces. Grâce aux piédestaux sur lesquels étaient exhaussées les colonnes placées en avant de la muraille, toutes se trouvaient au même niveau dans toute l’étendue de la façade. Trois des colonnes du péristyle, avec leur entablement, figurent encore dans le dessin de Stuart, mais elles ont déjà disparu dans la planche de l’expédition de Morée où, comme aujourd’hui , s’élève seulement, en avant de l’ante H, une colonne isolée N,

1. « Adrien a orné Athènes de plusieurs autres édifices qui sont : le temple de Junon et de Jupiter

Panhellénien, et le Panthéon, mais on admire surtout des portiques formés décent vingt colonnes de marbre de Phrygie, et dont les murs sont du même marbre. On y voit des salles dont les plafonds sont ornés d’or et d’albâtre, et qui sont décorées de tableaux et de statues ; elles contiennent des livres. » Paüsanias. Att. C. XVIII.

2. Il en est de même au temple de Vesta, à Rome, qui, comme le monument qui nous occupe, appartient au ii® siècle de notre ère.

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