ESCALIER DES PROPYLÉES
ces Propylées^ qui devaient partager avec le Parthénon l’honneur d’être regardés dès lors 2 et à jamais comme le plus haut type de la perfection architecturale. Ils purent être livrés au public, bien que non entièrement achevés, en cinq années sous l’archontat de Pythodore, et ne coûtèrent pas moins de 20P2 talents (10,86/i,800 francs) , somme prodigieuse pour l’époque
Composés d’un corps central E et de deux ailes- en saillie G et H, les Propylées s’élèvent à l’entrée de l’esplanade de l’Acropole, à une hauteur de i3™,25 au-dessus du seuil de la porte primitive et de lû'",90 du niveau du seuil abaissé de la porte de Valérien, à laciuelle ils font face et dont ils sont séparés, comme nous avons déjà eu occasion de le dire, par une distance de 36 mètres prise horizontalement, et de 39 mètres en suivant la déclivité du sol.
Escalier des Propylées. Pour gravir cette pente, dont l’inclinaison n’est pas moindre de 2à degrés (0“,û0 par mètre), il est évident qu un escalier fut toujours indispensable, et que jamais, en aucun temps, pente ou escalier ne purent être gravis par des cavaliers, ni par des chars, encore moins par des chariots chargés des immenses blocs de marbre destinés aux constructions monumentales de l’Acropole. Pourtant, il n’a pas manqué d’archéologues qui aient soutenu que les chars, les cavaliers de la procession des Panathénées, la barc{ue même qui, mue par des moyens invisibles, partait du stade panathénaïc{ue portant à son mât le peplos sacré, montaient jusqu’au sommet de l’Acropole. Le principal argument mis en avant par les partisans de cette opinion, c est que ces chars et ces cavaliers se retrouvent dans la frise qui, entourant le Par-