Voy. la vignette en tête du chapitre
TOUR DES VENTS
aa moins au midi , et de 3 mètres seulement au nord , fermée par une grille, et dans laquelle sont déposés divers fragments antiques.
Ce monument a été décrit par Vitruve^. « Ceux, dit -il, qui ont recherché avec le plus de soin les différences des vents, en ont compté huit , et particulièrement Andronicus Cyrrhestes 2 , qui bâtit pour cet effet à Athènes une tour de marbre de figure octogone, sur chacun des côtés de laquelle était l’image de l’un des vents à l’opposite du lieu d’où il souffle. Sur cette tour, qui se terminait en pyramide, il posa un triton d’airain qui tenait une baguette de la main droite; et la machine était ajustée de sorte que le triton, en tournant, se tenait toujours opposé au vent cjui soufflait et l’indiquait avec sa baguetjj-'^. »
11 paraît qu’au moyen d’un mécanisme fort simple, une aiguille suivait à l’intérieur du monument les évolutions du triton. « Dans le haut de cette coupole, ditVarron est peinte la rose des huit vents, comme dans l’horloge que fit Cyrrhestes à Athènes ; et une aiguille supportée par le tourillon se meut de façon à indiciuer quel vent souffle au dehors. »
Ce curieux édifice a été omis par Pausanias, et pourtant à l’époque où il visita Athènes il existait depuis longtemps. M. Pittakis croit avec Stuart qu’il dut être à peu près contemporain de la première horloge publique, établie à Rome dans un lieu couvert par Scipion Nasica, pour suppléer à l’insuffisance des cadrans solaires, en l’an 159 avant Jésus- Christ, l’an de Rome 595 mais d’après certaines imperfections d’architecture indiquant un commencement de décadence, M. Reulé ® pense qu’il ne date que du règne d’Auguste.
Hors œuvre, le diamètre de la tour des Vents est de 7"', 95, ses huit faces égales entre elles sont larges de 3™, 28 et hautes de 12"’, 20, y compris les trois degrés du soubassement, et la corniche ornée de têtes
2. Nous ne trouvons dans les auteurs anciens aucun renseignement sur cet Andronicus Cyrrhestes. Était-il astronome, sculpteur ou architecte? Était-ce simplement un riche particulier qui dota Athènes d’un monument utile? C’est ce qu’il est impossible de décider.
3. Telle est à Venise la statue en bronze de la Fortune qui décore la douane de mer ; telle est la fameuse Giralda de Séville; telle était sans doute aussi la statue colossale de Jupiter, exécutée par Lysippe, pour la ville de Tarente, « placée tellement en équilibre, dit Pline (L. XXXIV, 18), qu’on la faisait mouvoir d’un doigt sans qu’aucune tempête pût la renverser. »