Pline. L. VII, c. GO
de lion servant de gargouilles. Les faces présentent des bas-reliefs hauts de i"’,90 et larges de 3“, 28, offrant, de proportion colossale, les figures ailées des huit vents principaux de la rose des vents, des anciens.
Stuart fait observer que parmi elles, Lips et Zéphyre sont les seuls qui aient les pieds nus, les autres vents étant chaussés d’espèces de brodequins.
Voici dans quel ordre se présentent les vents, distingués chacun par quelque attribut, et surmontés de leurs noms gravés en gros caractères :
1° Nord. Bopéaç, Boreus, Septentrio, Aquilo. C’est un vieillard chaudement vêtu, tenant en main la conque nommée triton, qui servait de trompe aux dieux nwins.
Borée, vent du nord.
2° Nord-Ouest. Sxeipwv, Caurus ou Corus, Sciron , ainsi nommé parce C[u il soufflait sur Athènes des roches scironiennes, Sitsipovtal TOxpai, situées sur le bord septentrional du golfe d’Égine, au delà de Mégare^.
Ce vent étant le plus sec de tous et souvent accompagné d’éclairs, Stuart suppose ingénieusement que le vase à large panse et richement décoré que tient cette figure barbue et sévère répand non de l’eau, mais du feu.
\. C’est avec raison que Spon dit qu’au-dcssus de chaque vent est gravé son nom à l’athénienne - Sciron est en effet un nom qui ne pouvait avoir de sens qu’à Athènes.
« Cette route {de Crommyon à Mégare)^ presque partout fort étroite, est bordée, d’un côté, par une haute montagne à pic et offre, de l’autre, des précipices affreux. Là, suivant les mythologues, se tenaient Sciron et Pityocamptès , brigands qui infestaient les montagnes, mais que Thésée détruisit. Et comme c’est du somment de ces roches que le vent occidental Argestès, ’Apyéo-Tyiç, semble se déchaîner, les Athéniens l’appellent le Sciron. » Strabon. Géogr. L. IX, c. 1.
C’est aussi sous le nom d’Argestès qu’Hésiode désigne le vent du nord-ouest.
« C’est Typhon, dit-il, qui produit les vents orageux, excepté Notus, Borée, Argestès et Zéphiro, que les dieux ont fait naître pour l’utilité des hommes. » Théogonie. V. 870.
Cf. Aülü-Geli.e. L. II, c. 22, et Végèce. Inst. mil. L. V, c. 8.
TOUR DES VENTS
S° Ouest. Zs(pupoç, Zephyrus, Favoniiis^ Zéphyre. Ce vent doux et chaud est le seul qui soit représenté nu; il n’a qu’un manteau flottant dans lequel il porte des fleurs.
li° Sud-Ouest, a'i^, Lips, Africus, vent d’Afrique, soufflait de la Libye ; c’est le vent que les Italiens nomment sirocco. Il est représenté
Lips, vent du sud-ouest.
sous la forme d’un jeune homme tenant en main cet ornement de la poupe des navires que les Grecs nommaient a(p).acTov et les Romains aplustrum
5“ Sud. Noto;, Notus^ Auster, Autan, jeune homme renversant une urne
6“ Sud-Est. Eupo? Euriis. Ce vent, c|ui à Athènes amène un temps sombre et pluvieux, est personnifié par un vieillard à figure morose et sévère.
7" Est. l'nryi'Xicor/iç Apéliotès , Solanus ou Siihsolanus, beau jeune homme tenant dans le pli de son manteau des fruits et des épis, et, selon Stuart, un rayon de miel que nous avons vainement cherché.
1. « Ce symbole exprime-t-il la facilité avec laquelle les vaisseaux, poussés par le vent de sudouest, entrent dans le Pirée? Ou sert-il à caractériser celui qui le porte comme destructeur des vaisseaux, parce qu’en effet, lorsque le vent du sud-ouest souffle, cette partie de la côte de l’Attiquo est d’une navigation dangereuse? C’est ce qu’il n’est pas facile de déterminer. »
Stuaut. Antiquités d’Athènes. T. I, p. 43.
2. « Les Latins l’appellent Auster, et les Grecs Notoç, parce qu’il amène les nuages et la pluie;
car le mot voxiç veut dire humidité. » Auld-Gelle. L. II, c. 22.
3. De àTco TŸi; ’Hoü; péwv, soufflant du côté de l’Aurore. ( Aülu-Geuæ. L. Il, c. 22.)