‹ Athenes (volume 2)Chapitre 196 sur 276 · Dème de l’Attique · texte numérisé non relu

Dème de l’Attique

2. « Theseus bastit un palais cümun (upuxavsîov) et une sale pour tenir le conseil au lieu où

maintenant est assise la cité. » Pcutauque. Thésée.

« C’est à cette époque que fut établi à Athènes, en l’honneur de Minerve, la fête publique appelée Xynœcia., Suvoixia {habitation en commun), qui se célèbre encore aujourd’hui. Jusque-là, la ville ne consistait que dans l’Acropole actuelle et dans la partie située au-dessous tout à fait au midi. »

Thucydide. L. II, §, 15.

3. <! Les magistrats du Prytanée soupaient tous les jours en commun sans commettre aucun excès

et devenaient ainsi le salut de l’État. » Athénée. Deipn. L. V.

Les prytanes avaient droit à la cinquième partie des victimes offertes en sacrifice.

4. « Tu ne souperas plus désormais au Prytanée et tu ne rendras plus d’oracles sur ce qui est

passé. » Aristophane. La Paix.

5. « Tu me reproches des choses pour lesquelles je mériterais, à mon avis, d’être nourri au

Prytanée. » Lucien. Dial. Prométhée.

Cf. Platon. Apologie de Socrate.

(! Celui-ci, nourri par l’État, se rend au Prytanée... » Aristote. Lettre sur le monde.

« Les Athéniens, repentants de leur ingratitude envers Démosthène, décidèrent, après sa mort, qu’une statue de bronze lui serait élevée et que l’aîné de ses descendants serait à perpétuité nourri au Prytanée. » Plutarque. Démosthène.

Cette faveur n’était pas, dans le principe, fort enviable, si l’on en croit Athénée. « Solon, dit-il, prescrit de servir seulement une maze ((j.àÇa, morceau de pâte cuite, pâtisserie grossière) à ceux qui sont nourris dans le Prytanée, et d’y ajouter un pain les jours de fête, à l’imitation l’Homère. »

Deipnos. L. IV.

PRYÏANÉE.

à un repas au Prytanée Des revenus considérables étant assignés à cet établissement, on leur accordait des pensions 2, et, lorsqu’ils mouraient sans fortune, leurs enfants pouvaient être dotés On recevait aussi au Prytanée les ambassadeurs étrangers et tous ceux envers lesquels la république voulait exercer l’hospitalité^. Dans certaines circonstances on y donnait des festins publics, auxquels tous les citoyens pouvaient prendre part®; enfin, nous trouvons dans Athénée la mention d’une sorte de repas sacré qu’on y offrait aux Dioscures^.

« Près de l’enceinte d’Agiaure, dit Pausanias^, est le Prytanée, où sont écrites les lois de Solon®. On y voit les statues de la Paix, de

1 . « Minerve Poliade, entends mes vœux! Si je suis connu pour celui qui aime le mieux le peuple athénien, fais que je sois toujours, comme aujourd’hui, nourri au Prytanée sans rien faire. »

Aristophane. Les Chevaliers.

« A notre retour d’ambassade, Démosthène proposa de décerner à chacun de nous une couronne d’olivier en récompense de notre zèle patriotique, et de nous inviter le lendemain à souper au Prytanée. » Eschine. Procès de l’ambassade.

2. « Des ambassadeurs de Philippe en est -il un seul, ô juges! à qui vous élèveriez une statue

sur la place publique? Que dis-je! lui assigneriez-vous une pension au Prytanée ou telle autre récompense dont vous payez vos zélés serviteurs? » Démosthène. Procès de V ambassade.

3. « L’on monstre encore auiourd’hui la sépulture d’Aristides sur le port de Phalerus. qui lui fust faite aux despens de la chose publique, corne l’on dit, pource qu’il décéda si pauure qu’on ne trouua pas chez lui de quoi le faire inhumer : et si, dit-on encore plus que, par décret du peuple, scs filles furent mariées aux despens du public et eurent chacune en mariage 3,000 drachmes d’argent. »

Plutarque. Aristide.

4. « Le sénat invite VOEU du roi (l’ambassadeur du roi de Perse) h se rendre au Prytanée. »

Aristophane. Acharn.

5. Dans le Prytanée brûlait sans cesse un feu dont l’entretien était confié à des veuves qui, ayant passé l’âge de l’hymen, s’étaient consacrées au culte de la mère des dieux (Plutarque, [n num.). Ce feu était considéré comme le foyer de la république, et c’est à ce titre que ses hôtes venaient s’y asseoir.

C. « Moi, j’accuse celui-ci d’entrer au Prytanée le ventre vide et d’en revenir le ventre plein. »

Aristophane. Les Chevaliers.

« Tout endroit où l’on mange sans payer, ne doit-on pas l’appeler Prytanée? »

Timoclès, cité par Athénée, Deipn. L. VL

« Cimon faisait de sa maison un Prytanée commun à tous les citoyens. »

Plutarque. Cimon.

7. « L’auteur de la pièce des ÜTwj^ot, ou Mendiants, que l’on attribue à Chionid'', dit que :

« Quand les Athéniens servent le dîner aux Dioscures dans le Prytanée, on met sur la table un fromage, une p/ii/sfe (çviaxii, sorte de pâtisserie), des olives drupèpes (opoTOTral, mûries sur l’arbre), des poireaux, en mémoire de l’ancienne manière de vivre. » Athénée. Deipn. L. IV.

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