‹ Athenes (volume 2)Chapitre 210 sur 276 · Voy. le passage, p. 280, note I · texte numérisé non relu

Voy. le passage, p. 280, note I

Xerxès; il a été rebâti de nouveau, ayant été brûlé par Sylla^ après la prise d’Athènes^, »

Pausanias n’indique point ici quel était cet édifice, et comme, dans les autres passages que nous avons cités, il parle de l’Odéon, on pourrait croire qu’il s’agit de deux monuments distincts ; il n’en est rien cependant, et dans Plutarque nous trouvons la preuve que, dans l’un et l’autre cas, notre auteur n’a pu désigner qu’un seul et unique édifice, et que cet édifice est bien l’Odéon de Périclès^.

Son toit, formé des mâts et des antennes des vaisseaux enlevés aux

Perses, était soutenu par des colonnes de marbre^. Il ne reste plus vestige de toute cette magnificence, et le lieu même où s’élevait l’Odéon

1. Aristion (Athénion suiv. Athénée. L. V), sophiste athénien, ayant entraîné sa patrie dans l’alliance de Mithridate contre les Romains, s’y était fait nommer tyran, et avait défendu la ville contre Sylla qui, vainqueur, le fit mourir. Ce fut Aristion qui, forcé de se retirer dans la citadelle, livra aux flammes le toit de l’Odéon, dont la charpente eût fourni aux ennemis des matériaux pour construire des machines de guerre; la ruine du monument fut ensuite consommée par Sylla. La précaution prise par Aristion avait eu pour conséquence la destruction des beaux arbres de l’Académie et du Lycée que Sylla avait été obligé de faire couper pour avoir le bois qui lui manquait (Plutaroue. Vie de Sylla). Le même historien fait d’ Aristion un fort triste portrait : « L’âme d’Aristion, dit-il, était un composé de débauche et de cruauté; il avait rassemblé en sa personne tout ce qu’il y avait de pire et de plus infâme dans les vices et les passions de Mithridate; et la ville d’Athènes, qui avait échappé à tant de guerres, à tant de tyrannies et de séditions, il la réduisait, comme un fléau destructeur, aux plus affreuses extrémités. » L’Odéon fut reconstruit, comme l’a dit Pausanias, car en d’autres endroits il en parle à plusieurs reprises.

H Devant l’entrée de l’Odéon sont les statues des rois d’Egypte , tous connus sous le nom de Ptolémée, mais distingués par des surnoms, tels que Philométor pour l’un, Philadelphe pour un autre, etc. » Paüsanias. Alt. C. VIII.

« En entrant dans l’Odéon d’Athènes, vous trouvez plusieurs statues, et entre autres un Bacchus qui mérite d’être vu. » Id. Alt. C. XIV.

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