‹ Athenes (volume 2)Chapitre 221 sur 276 · Topographij of Athens · texte numérisé non relu

Topographij of Athens

5. Nous sommes obligé do répéter ici un passage de Lucien que nous avons déjà cité en partie mais où nous trouvons l’indication de la place occupée par les agonothètes.

« Lycincs : Est-ce que tu t’es assis quelquefois près des agonothètes? »

« Hermotimus : Oui; par Jupiter! dernièrement, aux jeux olympiques, j’étais à la droite des iiellanodices. »

« Lycinus ; Alors, tu as vu de près plus que personne. » Lcciex. Hermotimus.

0. Pollux (L. IV, c. 19, § I ) donne à ces places privilégiées le nom de partie sénatoriale du théâtre, p.Éfo; pou),£UT’iy.àv.

« Ci.Éox : J’en jure par la préséance que m’a value l’affaire de Pylos. »

« Le charcutier : Ta préséance? Que j’aurai de joie de te voir déchoir de ta préséance pour passer aux dernières places du théâtre! » Aristoph. Les Chevaliers.

7. Dans les théâtres romains, les patriciens, les plébéiens, les femmes furent longtemps confondus sans aucune distinction; ce ne fut que par la loi Roscia, portée l’an de Rome 085 (68 avant J.-C.),

xVTHÈNES.

d’honneur a a a, dont le dossier était taillé dans le même bloc^ Derrière lui régnaient un passage b de 0'",60 de largeur et un degré de 0'",20 de hauteur et 0'",40 de largeur qui servait seulement de marchepied, ÙTîoTco^iov, scabellum, suppedanewn, aux spectateurs assis sur le premier rang des gradins qui ne commençaient que là.

Les gradins EEE, élevés de 0'",à3, avaient 0’",75 de profondeur. Cette surface était divisée en deux parties A et B. La première, large de 0‘",35, servait de siège; la seconde, plus basse de 0'",03 et large

Coupe des gradins.

de 0‘",à0, recevait les pieds du spectateur assis sur le gradin supérieur.

Les escaliers, •/-liij.a/.e;, itinera ou scalœ ccc, c^ui conduisaient aux divers gradins, étaient au nombre de six, et deux de leurs marches étaient taillées dans chaque gradin.

Le premier hémicycle ou mœniariu7n se trouvait ainsi divisé par ces escaliers rayonnant autour de l’orchestre en cinq parties E, ciue leur forme avait fait appeler par les Grecs navettes, et par les

Romains cunei, coins.

Le gradin supérieur portait un petit dossier yéservé dans le même bloc. La largeur de la précinction d qui surmonte le premier hémicycle est de 2'", 20, et le mur de tuf, balteus, sur lequel repose le premier gradin du second hémicycle, gradin sur lequel personne ne devait prendre place, n’a pas moins de i mètre de hauteur 2. Cette surélévation était nécessaire pour conserver à l’ensemble des gradins, malgré la largeur de la précinction, une inclinaison uniforme qui permît à tous

que fui commencée la réforme complétée plus tard par Auguste, réforme qui assigna une place spéciale à chaque classe de spectateurs. (Voy. Pompeia. édit., p. 163.)

Cf. Valère Maxime. L. II, c. 4, p. 3.

1. Dans l’Odéon de Pompéi, au lieu d’un seul banc privilégié, il y avait autour de l’orchestre quatre gradins dont le dernier était également surmonté d’un dossier.

2. Nous avons constaté la même disposition au théâtre d’Argos, dans le Péloponèse.

ODÉON DE RÉGILLA.

de jouir également du spectacle. Sur une pierre dressée à cet étage, on lit cette inscription :

EKATAPISOH AAIIANHI BASIAIKHI 1857

« Déblaya aux fraD du roi. :>

On y voit également rembouchure de plusieurs citernes creusees dans le roc sous les gradins.

Le second hémicycle D ayant nécessairement un développement beaucoup plus grand, cinq escaliers i avaient été ajoutés entre chacun de ceux qui partaient du gradin inférieur. Les escaliers étaient donc, audessus de la seconde précinction, au nombre de onze, divisant l’hémicycle en dix portions ou coins D.

Dans cette partie du monument, les gradins ont entièrement disparu , mais il est facile de reconnaître qu’on en devait compter neuf portés soit par le roc , soit par des substructions en blocage.

Enfin , le monument était couronné par une galerie G, fermée par un gros mur semi-circulaire H, de grand appareil, sur lequel, sans doute, reposait le toit, dont la charpente était de bois de cèdre

Chez les Grecs, comme chez les modernes, les spectateurs étaient admis sur la présentation de billets qui indiquaient la place qu ils devaient occuper, et qui portaient de plus le nom de la pièce que l’on représentait ou celui de son auteur. Ces billets étaient des espèces de jetons en os, en en terre cuite ou en bronze, cpie l’on nommait rscr^aps;, tesserœ. Deux des tessères trouvées à Pompéi représentent d’un côté une espèce d édifice cjui doit être un théâtre; on lit au revers sur l’une : xii A12XYAOT IB (xii, d’Eschyle, xii) ; sur l’autre : xi HMIKYKAIA AI (xi, hémicycle, xi) , le chiftre se trouvant ainsi répété sur chacune en caractères grecs et romains 2.

Y KÉO^OU SuvôïktYiv ôpoï)f|V. Piin.osTRATE. Vie d’IIérode,

2. IB et IA représentent, en chiffres grecs, la valeur des chiffres romains XII et XI.

En Grèce, le spectacle était quelquefois gratuit^, mais, le plus ordinairement, les spectateurs payaient leurs places ^ , qu’ils pouvaient, comme chez les modernes, faire retenir d’avance^. Le prix ordinaire d’entrée au théâtre était d’une drachme (90 c.) ; plus tard, il fut réduit à deux oboles (30 c.) Périclès, pour se rendre populaire, ordonna qu’on tirerait de la caisse publique une certaine somme allouée à l’entrepreneur pour l’indemniser des places occupées gratuitement par les citoyens pauvres.

Les cinq ou six rangs inférieurs de l’hémicycle se trouvaient, comme le parterre chez les modernes, au-dessous du niveau du plancher de la scène, dont ils étaient séparés par l’orchestre, qui était la partie semicirculaire comprise entre le y-oîXov ou cavea et la ligne du proscenium ou avant-scène. Selon Barthélemy^, il n’était permis à personne de se tenir dans cet orchestre, V expérience ayant appris que s’il n était pas absolument vide, les voix se faisaient moins entendre. Ceci est évidemment une erreur c|ui a échappé à l’illustre antiquaire ; s’il est vrai qu’aucun spectateur ne prenait place dans l’orchestre, il ne s’ensuit pas c{ue cette partie du théâtre restât absolument vide. L’étymologie même de son nom dement cette assertion. Le mot orchestre^ opy/jarpa, vient du verbe 6py£0[y,at, danser; il est donc positif que dans certains cas des danses étaient exécutées dans l’orchestre®.

Au milieu de celui-ci était la thymèle'^ , autel ou plate-forme

1. « Il ne va au spectacle avec ses enfants que lorsqu’il y a une représentation gratuite. »

Théophraste. C. XXX. Du Gain sordide.

2. « 11 ne permet pas à ses enfants d’aller à l’amphithéâtre avant que les jeux soient commencés, et lorsque l’on paye pour être placé; mais seulement sur la fin du spectacle et lorsque l’entrepreneur

-néglige les places et les donne pour rien. » Théophraste. C. XI. De l’Impudent.

3. « Une autre fois, sur l’argent qu’il aura reçu de quelques étrangers pour louer leurs places au

théâtre, il trouve le secret d’avoir sa place franche au spectacle et d’y envoyer le lendemain ses enfants et leur précepteur. » Théophraste. C. IX. De l’Effronterie causée par l’avarice.

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