Voyage d’Anacharsis. C. LXX
0. La profession de danseur ne pouvait être exercée que par des citoyens libres et honorables, uoXTvai ; si un étranger se joignait aux chœurs de danse, le chorége était puni d’une amende de 1,000 drachmes. L’étranger dénoncé pour ce fait par le chorége était condamné par l’archonte à oO drachmes pour la première fois, et 1,000 drachmes pour une seconde contravention. Nul ne pouvait prendre part à la danse, quoique citoyen, s’il avait été noté d’infamie, àtip-ta. (Démosthène. In Mid. — Plutarque. Phocion.)
7. 0op.£Xïi, de.Ouw, sacrifier . « Par extension, on a parfois employé ce mot pour Yestrade ou l’orchesti e destiné aux évolutions du choeur, et môme pour la scène, le théâtre. » Alexandre. Dict. grec.
« Un danseui dont 1 embonpoint était excessif s’efforçait de faire de grands sauts; de grâce! s’écrièrent les spectateurs, épargne notre thymèle. « ' Lucien. De la Danse.
ODÉON DE RÉGULA.
carrée^ où l’on sacrifiait à Bacchus, au commencement du spectacle-. C’était le point central autour duquel était tracé l’hémicycle. Cet autel avait des degrés où se plaçait quelquefois le chœur du chant qui pouvait descendre de la scène par deux petits escaliers m m, ménagés à cet effet dans le mur du proscenium^. Alors le coryphée montait sur la partie supérieure de la thymèle, qui était de niveau avec le plancher de la scène. Millin ^ pense que la thymèle pouvait servir aussi de tribune aux généraux, aux magistrats qui haranguaient le peuple assemblé dans le théâtre pour assister à des délibérations sur les intérêts de l’État®. Nous pouvons supposer également que les poètes^, les philosophes , les rhéteurs, les sophistes y prenaient place lorsqu’ils convoquaient le public pour juger leurs vers, leurs discussions ou leurs discours
1. Bw[x6<;, autel, ou 6ri[j.a, estrade, tribune. Pollox. Onom. L. IV, c. 19, §> 1.
2. La thymèle n’existait pas dans les théâtres romains, dont l’orchestre contenait des sièges pour les sénateurs, les magistrats, les vestales, etc. ; aussi l’orchestre était-il plus éleve et plus i approche du niveau de la scène.
3. « Anciennement, les mêmes acteurs chantaient et dansaient à la fois* mais, par la suite, on
s’aperçut que, pour respirer, les danseurs interrompaient leur chant, et 1 on crut qu il valait mieux que d’autres chantassent pendant qu’on danserait. » Lucien. De la Danse.
Les chanteurs qui prenaient place sur la thymèle étaient appelés thymelici, 6op.£).ixoi, poui les distinguer de ceux qui occupaient la scène et que l’on nommait scenici, «ntrivtxoï.
4. « La scène est réservée aux acteurs et l’orchestre au chœur..) Pollux. Onom. L. IV, c. 19, § 1.
« Décimus Labérius, chevalier romain, joua ses mimes; il reçut de César un présent de oOO sesterces et un anffeau d’or; et, en sortant de la scène, il passa par l’orchestre pour aller s’asseoir dans les bancs des chevaliers. » Suétone. Vie de Jules César.