‹ Athenes (volume 2)Chapitre 231 sur 276 · ARÉOPAGE. COLLINE DES NYMPHES · texte numérisé non relu

ARÉOPAGE. COLLINE DES NYMPHES

IIAIUÏATIONS ANTIQUES. TEMPLE d’hERCULE ALEXICACOS. PNYX. COLLINE DE MUSÉE. TOMBEAU DE CIMON. PRISON UE SOCRATE TOMBEAU DE MUSÉE. MONUMENT DE PHILOPAPPUS. CONCLUSION.

Tombeau do Musée.

les plus curieuses traditions des t glorieuses institutions de l’antiquité

U sud-ouest de l’Acropole s’élèvent dans la plaine quelques collines dont plusieurs, telles que celles des Nymphes et de Musée, peuvent prescjue rivaliser de hauteur avec elle. A ces collines aussi se rattachent de grands noms, de grands souvenirs, et la plus petite de toutes nous rappelle à la fois ips héroïques, et l’une des plus recc|ue.

Au pied et à l’ouest du rocher de Minerve, se creuse une étroite vallée qui contenait un bois et un temple consacrés aux Euménides et aux autres divinités infernales ^ Quand tout autre témoignage nous manquerait, celui de Plutarque ^ suffirait seul pour assigner à ce bois et à ce temple leur véritable situation. « Des sacrilèges, dit-il, s’étaient réfugiés dans le Parthénon. L’archonte Mégaclès leur persuada de se soumettre au jugement de l’Aréopage : ils y consentirent ; mais pour conserver P jj^ytolabihté que leur assurait 1 asile, ils attacheient un fil a la statue de la déesse, et se mirent à descendre de l’Acropole, se dirigeant vers l’Aréopage. Ils étaient arrivés près du temple des Déesses vénérables (l’un des noms euphémiques des Furies), quand le fil se rompit de luimême. Alors Mégaclès et ses collègues se saisirent d’eux sous prétexte que. la déesse leur refusait sa protection, et plusieurs furent lapidés. » Aréopage. C’est en effet de l’autre côté de la vallée que s’élève en pente douce une colline au sommet de laquelle se dresse brusquement le rocher de l’Aréopage^, ainsi nomme, si Ion en croit Pausanias, parce que Mars y fut jugé le premier^; mais nous verrons que, suivant

1. « Près de l’Aréopage est le temple des déesses connues à Athènes sous le nom de Semnœ, Sepvaî ,

sévères, et qu’Hésiode, dans sa théogonie, appelle Erinnyes, ’Epivvüç. Eschyle est le premier qui les ait représentées avec des serpents enlacés dans leurs cheveux; mais leurs statues, ainsi que celles des autres divinités infernales placées dans le temple, n’ont rien d’effrayant. Ces divinités sont : Pluton, Mercure et la Terre. Tous ceux qui ont été absous par l’Aréopage, étrangers ou citoyens, offrent un sacrifice dans ce temple. Le tombeau d’OEdipe est dans son enceinte; mes recherches m’ont appris que scs os avaient été apportés de Tlièbes. » Pausanias. Att. C. XXVIII.

Dans les Euménides d’Eschyle, ce temple est promis aux Furies comme compensation de l’absolution d’Oreste. « Votre temple, leur dit Minerve, sera l’objet de la vénération des enfants d’Érechthée, et les honneurs dont vous combleront aux jours de fêtes et les hommes et les femmes, nulle part dans le monde vous n’en obtiendrez de comparables. »

Les Euménidies, EOixevtSsia, ou fêtes des Semnœ, Sepvwv Èoprat, se célébraient tous les ans. Les Athéniens n’admettaient à ces cérémonies que les citoyens les plus recommandables par leurs vertus et leur intégrité , et dix prêtres ou Uçônoioi offraient aux déesses des sacrifices de brebis pleines, des libations de vin et de miel, et des gâteaux pétris par un jeune homme appartenant â l’une des premières familles de la ville.

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