Démosthène. C. Aristog
3. « Varron refuse d’ajouter foi aux fables qui sont au désavantage des dieux, de peur d’avoir quelque sentiment indigne de leur majesté. C’est pour cela qu’il ne veut pas que l’Aréopage, où l’apôtre saint Paul disputa avec les Athéniens, ait été ainsi nommé de ce que Mars, que les Grecs appellent Arès, étant accusé d’homicide devant douze dieux qui le jugèrent en ce lieu, fut renvoyé absous, ayant eu six voix pour lui, et le partage, parmi eux, étant toujours favorable à l’accusé. »
Saint Aijc.ustin. Cité de Dieu. L. XVTII, c. 70.
de l’École de France à Athènes On ne voit partout qu’enceintes aplanies de diverses dimensions; une seule, d’une assez grande étendue, a pu porter un édifice de quelque importance ; la plupart n’indiquent que des chambres plus petites encore que celles de Pompéi 2. Quelques pièces entaillées plus profondément dans le roc conservent leurs parois naturelles sur une hauteur de plus d’un mètre. Partout on trouve des citernes, des restes d’escaliers, et, dans les endroits qui semblent le moins praticables aux chars , des rues étroites avec leurs profondes ornières. Triste désillusion pour qui chercherait ici les traces de cette ville qu Homère appelait cupu^yuiav Àô-.^'vviv Athènes aux larges rues^.
Temple d Hercule Alexicacos. Au milieu de ces substructions s’élève, au-dessus du sol, une espèce de tour percée de fenêtres vitrées; elle éclaire 1 église Sainte-Marine, creusée dans le sein même du rocher, et dans laquelle on entre par un bâtiment situé au nord, sur le penchant de la colline. Cette église a succédé à un petit temple dédié à Hercule tuté-
1. « M. Émile Burnouf, dont le nom nous est sacré, a envoyé à. l’Académie un plan d’Athènes dressé avec infiniment de soin, sur une échelle plus considéi-able qu’aucun autre, et où il a relevé, d’après des recherches faites par lui en 1849, toutes les ruines que renferme la partie de la ville située à l’occident de l’Acropole, sur les collines ou entre elles, et dans laquelle se développait le faubouig compiis entre les longs murs. Il y marque la trace d’environ huit cents maisons, de plusieurs rues, de cinquante-huit citernes, de cent onze tombeaux et de beaucoup d’antiquités de diverses natures. Une notice explicative très-bien faite accompagne le plan, et elle est elle-même accompagnée de dessins exécutés avec une rare habileté. »
M. Güigniaut. Rapport fait à l’Académie des Inscriptions, /e 12 novembre 1852. Archives des Missions scientifiques, IIP vol.
2. A cet aspect, on n’est plus étonné de lire dans Xénophon {Économiq.) que le prix d’une maison ordinaire était de 500 drachmes (450 francs).
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« Minerve traverse les plaines de Marathon, la ville aux larges rues des Athéniens, et elle se rend dans la superbe demeure d’Érechthée. » Odyssée. L. VU , v. 80.
4. « Il serait difficile de trouver un seul exemple de l’existence d’un édifice appartenant à un particulier qui se distinguât des autres par sa construction architectonique, tandis que les exemples du contraire abondent. Athènes ne fut point une belle ville comme le sont quelques-unes de nos capitales, qui renferment des rues entières de palais. On pouvait être à Athènes sans se douter qu’on se trouvait dans la ville qui possédait les plus grands chefs-d’œuvre d’architecture... »
Heeren. De la Politique et du Commerce des peuples de l’antiquité. T. VIL
« Si vous visitez, dit Démosthène, la maison de Thémistocle, de Miltiade ou de quelque grand personnage, vous n’y trouverez rien qui la distingue des demeures anciennes. Mais, au lieu d’habitations somptueuses, ces hommes illustres nous ont laissé des édifices magnifiques, des monuments tellement imposants, que personne depuis eux n’a pu le^ surpasser. Je parle des vestibules, des ai senaux, des portiques, du Pirée et des constructions qui font d’Athènes la merveille de la Grèce. »
ÏEMPLK D’HERCULE ALEXIGACOS. PNYX.
laire, qui éloigne les maux. A Sainte-Marine s’est conservée
jusqu’aujourd’hui une pratique déjà en usage chez les anciens Athéniens; les parents apportent à cette église leurs enfants malades; après la messe, on retire leurs vêtements qui sont jetés à la porte et on leur en donne de nouveaux. Souvent le sol, tout autour de l’église, est semé de ces innombrables lambeaux.
Au sud, vers l’extrémité orientale de la colline, au pied d’un escalier antique, et non loin d’un autre escalier encore mieux conservé, est un rocher incliné, haut de 2 à 3 mètres, témoin d’une autre superstition des modernes Athéniens. Sur ce rocher poli par le frottement,- et que l’on nomme la pierre glissante, les femmes athéniennes qui veulent devenir fécondes se laissent glisser accroupies.
Pnyx. Les Athéniens donnaient le nom de Pnyx^ à la place où se tenaient les assemblées du peuple^, et, par suite, à la colline même sur le flanc de laquelle cette place avait été ménagée en regard de l’Acropole.
Les assemblées régulières -/.upiai é'/cx.V/iaiai avaient lieu quatre fois par prytanie les il®, 20% 30® et 33“ jours de leur durée; celles qu’on réunissait d’autres jours pour alfaires urgentes se nommaient convoquées .