De auyxaXéo), convoquer
Des assemblées régulières, la première était consacrée à la rectification des décrets du conseil des cinq cents la seconde aux réclamations d’intérêt public ou particulier ; la troisième à donner audience aux ambassadeurs étrangers ; la quatrième, enfin , était occupée par les atTaires religieuses Dans cette dernière séance, les prytanes qui, pendant la durée de leurs fonctions, étaient tenus d’otfrir chaque jour un sacrifice pour la prospérité de l’Etat, venaient rendre compte de l’accomplissement de ce devoir
Les assemblées extraordinaires, motivées par quelque événement imprévu , étaient réunies par les archontes , les stratèges , les polémarques, et quelquefois par les prytanes, par le ministère des hérauts, xvipuxsç
Tous les Athéniens libres étaient admis aux assemblées, à l’exception des impies, des prodigues, des impurs, des lâches et des débiteurs de l’État^, qui étaient repoussés par les prytanes, s’ils osaient s’y présenter. Les esclaves, les étrangers, les femmes et les enfants en étaient exclus. Si l’on en croit un curieux passage de Varron, que nous a conservé saint Augustin , les femmes, au temps de Cécrops, prenaient part aux délibérations
1. « Le législateur a donné aux thesniothètes l’ordre formel de reviser chaque année les lois dans
le lieu public de leur dépôt, de rechercher, d’examiner avec soin s’il en existe de contradictoires ou d’abrogées parmi celles en vigueur, ou plus d’une sur le môme sujet; s’ils en trouvent, ils les transcriront sur les tables et les afficheront aux statues des Éponymes. Les prytanes convoqueront le peuple après avoir mis à l’ordre du jour la nomination des nomothètes, et le chef des proèdres fera voter l’assemblée pour annuler telle loi et maintenir telle autre, en sorte qu’il n’y en ait 'qu’une seule sur chaque matière. » Eschiive. Sur la Couronne.