‹ Athenes (volume 2)Chapitre 28 sur 276 · PORTIQUE ORIENTAL DES PROPYLÉES · texte numérisé non relu

PORTIQUE ORIENTAL DES PROPYLÉES

])artie de l’angle de l’architrave avec les gouttes des triglyphes de la frise. Les deux colonnes voisines soutiennent la pièce postérieure de l’architrave composée primitivement de trois blocs juxtaposés. Enfin, la dernière colonne à gauche est réunie à l’ante par l’architrave, c{ui a conservé deux de ses marbres adossés l’iin à l’autre; le troisième, qui formait la face extérieure, a disparu.

Les six colonnes de ce portique reposent sur un stylobate large de 1"',67 composé de deux degrés, le premier de 0"‘,15, le second de 0"’,32 de hauteur. De même qu’au portique occidental, chaque colonne pose sur une dalle entourée d’un bandeau saillant échancré d’un côté pour l’écoulement des eaux. La proportion des colonnes est la même. Dans le stylobate, entre les deux colonnes centrales, sont les trous de scellement d’une grille.

Le travail intérieur des tambours de marbre composant les colonnes des Propylées est fort remarquable ; il présente quatre zones distinctes :

Coupe horizontale il'uno colonne.

la première parfaitement polie ; la seconde légèrement piquée et la troisième fortement martelée ; la quatrième est un rond poli ayant au centre un trou carré de 0"“,i0 de côté et 0"’,07 de profondeur. Afin de rendre parfaite l’adhérence des assises de la colonne, on laissait légèrement en saillie la zone extérieure i, et le centre 7i; dans le creux ménagé à cet

Pivots en bois.

efiét, était placé au bloc inférieur un dé de bois dur légèrement conique, percé d’un trou rond qui recevait un pivot adhérent à un autre déplacé

dans le bloc supérieur. On pouvait alors faire tourner ce dernier comme une meule, et par le frottement on obtenait une adhérence telle qu’en bien des endroits il serait impossible de distinguer le joint. Plusieurs de ces pivots en bois sont conservés dans le petit musée de l’Acropole.

Piédestal de Vénus. Après avoir franchi le portique des Propylées par le passage central, on trouve aussitôt à droite, presque au pied de la première colonne, un piédestal rond 21, posé sur des chantiers, et qui

Piédestal de Vénus.

évidemment a été déplacé à l’époque de sa découverte. Brisé par le haut, il a la forme d’un fut de colonne de 0'",75 de diamètre, conservant encore une hauteur de 0'",55. On y lit cette inscription :

KAAAIA[i; ANE0EKEN] NiK [Ei;Ai:]

OA [TMIl] lAÏI nreiA aïs IS0MIA IIENTAKIS NEMEA TETPAKIS ÏIANA0ENAIA METAAA

« Caillas a dédié (cette statue) ayant été vainqueur aux jeux olympiques, deux fois aux jeux pythiens, cinq fois aux jeux isthmiques, quatre fois aux jeux néméens et aux grandes panathénées. »

Or, Pausanias, parmi les monuments qui décorent l’Acropole, après avoir indiqué la lionne de bronze, image symbolique de la fameuse Léæna, l’amie et la complic’e d’Harmodius et d’Aristogiton, ajoute : « La statue de Vénus que l’on voit auprès est, dit-on, une offrande de Cal lias et a été^faite par Galamis. » Ne pouvons-nous pas, d’après ce passage rapproché de l’inscription, regarder comme certain que nous avons sous les yeux le piédestal de la statue consacrée à Vénus par Callias, athlète célèbre qui vivait dans la 11'" olympiade (472 à 469 avant Jésus-Christ),

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