‹ Athenes (volume 2)Chapitre 3 sur 276 · ACROPOLE · texte numérisé non relu

ACROPOLE

adoptée par les Romains sous le nom de Minerve ^ Plus tard, les Athéniens repoussèrent cette origine étrangère, et pour eux-mêmes et pour leur divinité ; si Diodore, Théopompe, Pausanias, Hérodote et autres historiens persistèrent à soutenir l’authenticité de la tradition primitive , il ne manqua pas d’écrivains qui s’efforcèrent de prouver que Cécrops était Grec, et même que Sais avait été, au contraire, fondée après Athènes par une colonie grecque qui y avait introduit le culte de Minerve. C’est alors que fut inventée cette fable poétique de la lutte de Minerve et de Neptune, se disputant l’honneur de nommer et de protéger la ville naissante

Dispute de Neptune et de Minerve, d'après un vase italo-grec.

La première fortification de l’Acropole ne fut qu’une enceinte formée de pièces de bois, entrelacées avec les oliviers sauvages qui couvraient alors les flancs de la colline.

1. « Minerve avait à Sais un temple révéré dans lequel on ensevelissait les rois d’Égypte, de même

que Cécrops et Érechthée furent ensevelis^ contre l’usage général de la Grèce, dans le sanctuaire de Minerve Poliade. » Beucé. Acrop. C. I,

2. « Neptune vint donc le premier dans l’Attique, et, ayant frappé le sol de son trident, fit jaillir au milieu de l’Acropole la mer (le flot ou la source salée) que l’on nomme Èrechthéide. Après lui vint Minerve , qui fit naître l’olivier. Un débat s’étant élevé entre ces deux divinités au sujet du

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