Chap. V
2, Hermann Hettner {Athen und der Pelopones) place, comme nous, à l’époque de Cimon la fondation de ce temple. Si cette conjecture était vraie, on pourrait attribuer à Micon les sculptures de la frise, qui, ainsi que nous l’avons dit, ont, par leur caractère, beaucoup de rapport avec celles du temple de Thésée dues au ciseau de ce grand artiste.
TEMPLE DE LA VICTOIRE APTÈRE
Stuart, trompé par les longues robes des Perses et par un seul bouclier échancré que porte l’un des personnages, a vu dans les frises latérales des combats d’amazones; selon lui, la frise du posticum représente le combat dans lequel furent tués Eumolpe et son fils. MM. Ross, Schaubert et Hansen voient dans cette suite de bas-reliefs la double victoire remportée par Gimon à l’embouchure de l’Eurymédon, oubliant que l’une de ces victoires fut remportée sur mer, et qu’on chercherait vainement ici l’indication d’un navire. Leake enfin y reconnaît les batailles de Marathon et de Platée, sans qu’aucun détail puisse préciser ces batailles plutôt que toute autre victoire remportée sur les Perses.
Le posticum ou portique occidental ^ est en moins bon état de conservation que celui de l’est. La colonne de l’angle sud-ouest, longtemps absente, même après la restauration du temple, n’a été relevée que récemment, en y ajoutant une assise, un chapiteau et une partie d’architrave simplement massés. La colonne voisine de celle-ci a été complétée de la même manière, au moyen d’une base et d’un tambour; enfin, une petite portion de fût a aussi été rétablie à la troisième colonne.
Le portique de la façade orientale A n’est profond que de i'",50. Son plafond ou soffite existe encore en totalité, aussi bien que celui du posticum. Entre chacune des poutres de marbre qui le soutiennent, est
Caissoa du soffite.
une grande dalle' pércée de six petits caissons très -simples, et qui ne sont autre chose que des trous carrés avec une petite moulure au fond.
Au fond du portique, le mur de face de la cella est percé de trois