EXTÉRIEUR DU PARTHÉNON
primitivement tournée au levant. Lorsqu’on entrait dans l’Acropole par les Propylées, c’était la façade postérieure ou occidentale H1 qui se présentait d’abord aux regards.
Autour du temple règne, ainsi que nous l’avons dit, le péristyle GH IR, composé de quarante-six colonnes, huit à chaque façade et dix-sept à chaque aile. Toutes ces colonnes sont légèrement inclinées vers l’intérieur du temple, aussi bien que les murs mêmes de la cella; leurs lignes verticales, en les supposant suffisamment prolongées, se. réuniraient dans le ciel à un point imaginaire fort éloigné, il est vrai, et leur ensemble constituerait une sorte de pyramide très-aiguë dont le temple formerait seulement les assises inférieures.
Cette tendance vers la forme pyramidale, symbole de solidité plutôt que type d’élégance; cette déviation de la perpendiculaire, très-prononcée dans les édifices archaïques; cette disposition que nous trouvons dans les portes de la trésorerie d’Atrée à Mycènes, édifice des temps héroïques, et que nous signalerons encore dans celle de l’Érechthéion, qui appartient à l’époque la plus raffinée^ sont une preuve de plus des emprunts faits par l’architecture grecque à l’art égyptien, dont cette forme fut toujours le caractère le plus saillant. M. Penrose^ cite, à l’appui de la généralité de cette coutume, un passage de Cicéron qui serait fort curieux, en effet, s’il était bien certain qu’il eût absolument le sens qu’il lui attribue, mais nous croyons qu’il en a un peu forcé la traduction pour les besoins de sa cause. Voici ce passage, tel que nous le comprenons; on pourra comparer notre traduction au texte; nous la croyons littérale. Chargé, comme préteur urbain, de l’entretien des édifices de Rome, (( Verrès vient lui-même dans le temple de Castor; il le considère; il voit partout le plafond richement orné et tout le reste de l’édifice neuf et en parfait état. 11 se tourne et retourne, cherchant ce qu’il pourrait faire. Un de ces limiers, dont il entretenait, comme il l’avait dit à Ligur, une meute autour de lui, lui dit : Verrès, tu n’as rien à faire ici, à moins que, par hasard, tu ne veuilles ramener les colonnes à la perpendiculaire. Cet homme, profondément ignorant, demande ce qu’on entend par ramener ci la perpencliculaire. On lui dit alors qu’il n’y a prescpie aucune colonne qui puisse être parfaitement perpendiculaire.