Voyages et recherches dans la Grèce, p
5. La note inscrite, en 1690, aux registres du Musée porte : « Deux têtes de marbre qui ont été
autrefois dans le temple de Diane, à Éphèse , envoyées d'Athènes par le capitaine Hartmand , l’an 1088. » ,
Il ne faut pas s’arrêter à cette indication inventée par un rédacteur ignorant. Dès cette époque remplacement même du temple d’Éphèse était un problème, et il n’est guère probable que des sculptures en provenant eussent pu se trouver à Afbènes.
inégal; dans toutes on trouve une connaissance remarquable du corps humain , mais dans la plupart on chercherait vainement la beauté idéale de l’art arrivé à son apogée. Toutes ont conservé le cachet réaliste de l’école archaïque, et, seules parmi les sculptures du Parthénon, elles rappellent les marbres du temple d’Égine^.
Phidias, pour suffire aux innombrables et gigantesques travaux du Parthénon, dut appeler à lui tous les sculpteurs capables de le seconder. Les métopes, moins importantes que les sculptures des frontons, placées plus haut que la frise du portique et ne demandant pas la même homogénéité, séparées qu’elles étaient les unes des autres par les triglyphes, ne présentant d’ailleurs que des sujets simples, peu compliqués, pouvaient surtout être confiées à des mains différentes et plus ou moins habiles. Isolées au milieu des ornements saillants et secs de l’architecture, elles pouvaient aussi, avec moins d’inconvénient, présenter quelquesunes de ces formes anguleuses, reste du style de l’ancienne école, à laquelle Phidias put ainsi emprunter soit des artistes d’un talent déjà formé, soit aussi quelques-uns de leurs élèves influencés déjà par la nouvelle manière. Nous croirions diffi(iilement pouvoir, avecM.de Glarac^, attribuer quelques métopes à Alcamène, par la seule raison que, dans le fronton du temple de Jupiter à Olympie, il avait sculpté un Centaure voulant enlej^er une jeune fille Si d’ailleurs, comme nous le croyons, les figures du fronton occidental sont dues au ciseau d’ Alcamène, la comparaison seule de ces sculptures avec les métopes suffit pour réfuter cette opinion.
Frise. La suite de sculptures la plus considérable du Parthénon est ce qui reste encore, soit sur place, soit dans les musées, de la frise ^ qui décorait la partie supérieure du mur de la cella à 13 mètres environ du sol, sous le portique. Cette frise, qui régnait sans interruption tout autour du temple, a 1“',425 de hauteur, sur une longueur qui n’était pas moindre