‹ Athenes (volume 2)Chapitre 71 sur 276 · Haepocration et Suidas. In verb. IlavaSi^vata · texte numérisé non relu

Haepocration et Suidas. In verb. IlavaSi^vata

4. Nous profitons de cette occasion pour donner dans leur ordre la liste des mois athéniens que nous aurons souvent occasion de citer dans le courant de cet ouvrage, faisant remarquer toutefois qu’ils ne répondent pas rigoureusement aux nôtres :

Hécatombéon ,

'ExaTop.paiwv,

juillet.

Métagitnion ,

MsxaYeiTviwv,

août.

Boédromion ,

Boïiôpop-twv,

septembre.

Memactérion ,

Matp.axTYiptd)v,

octobre.

Pyanepsion ,

nuaveij^iwv.

novembre.

Posidéon,

lloffeiôewv,

décembre.

Gamélion,

rap.ifi>.UiOv,

janvier.

Anthestérion ,

’Avôsçripiwv,

février.

Elaphébolion ,

’E),açriPo>,iwv,

mars.

Munychion ,

Moovuytwv,

avril.

Thargélion ,

OapYri),tMv,

mai.

Scirophorion ,

Sxippoçoptwv,

juin.

sacrer à Minerve un vêtement de couleur jaune et non pas blanche, comme l’ont avancé quelques auteurs, nommé pépins, -Kiiékoç^, sur lequel les prêtresses, aidées de deux jeunes filles âgées seulement de sept à onze ans, les Arréphores, Àpp-/i(po(poi, avaient brodé, outre les images des dieux protecteurs d’Athènes, les principales actions de la déesse, celles de Jupiter^ et des héros fameux par leur valeur. De là l’expression proverbiale de a^wi dignes du pépins^, appliquée aux

citoyens qui s’étaient distingués dans les combats et avaient bien mérité de la patrie. Le pépins cjui devait, jusqu’aux Panathénées suivantes, orner l’antique simulacre de la déesse conservé dans le temple de Minerve Poliade, était porté suspendu au mât d’un vaisseau mû sur terre par un mécanisme caché

La procession se composait de personnes des deux sexes et de tout âge ; elle était dirigée par des vieillards et des femmes âgées portant des branches d’olivier et appelés Thallophores, ©aXXoçopot, porteurs de

1. De couleur de safran, xpôxivoç, ainsi que le dit Euripide [Hécube, v. 408).

2. Nequenisi qxdnto anno quoque passe invisere Urbem, atque extemplo inde, ut speetavisset péplum Rus rursurn confestim exigi solitum a pâtre.

Plaute. Mereator. Acte sc. U®, v. 66.

« Il ne lui était permis de venir à la ville qu'une fois tous les cinq ans, et il n’avait pas plus tôt vu le péplus sacré que son père le ïenvoyait à la campagne. »

* Sed nuxgno intexens, si fas est dicere, peplo Qualis Erechtheis olim portatur Aihenis Débita quum castæ solvuntur vota Minervœ.

Virgile, h' Aigrette [Ciris], v. 21.

« Mais s’enveloppant, s’il est permis de le dire, dans un large péplus tel que celui qui était porté autrefois dans la ville d’Ereclithée, quand tous payaient la dette sacrée de leurs vœux à la chaste Minerve. »

3. « Dans la ville de Pallas, sur le voile à la couleur de safran de Minerve au beau char, représenterai-je l’attelage de ses coursiers sur un tissu nuancé des plus riches couleurs, ou la race des Titans que Jupiter, fils de Saturne, a foudroyés de ses flammes étincelantes. »

Euripide. Hécube, v. 468,

« Les Athéniens arrestèrent en côseil de ville, qu’au voile ou bannière sacrée en laquelle estoyent les images des dieux, patrons et protecteurs de la ville, pourtraits de broderie, on y feroit encore pourtraire les figures d’Antigonus et de Démétrius... mais les dieux monstrèrent par plusieurs signes et présages qu’ils en estoyent offensez : car la bannière en laquelle, comme il ailoit esté ordonné, on auoit fait pourtraire les images d’Antigonus et de Démétrius auec celles de Jupiter et de Minerve, ainsi côme on la portoit en procession par la rue du Céramique, il se leua un orage et tourbillon de vent si impétueux, qu’il la deschira en deux par le milieu. » Plutarque. Vie de Démétrius.

Cf. Diodore de Sicile. L. XX, § 46.

4. « Gloire à nos pères! Ils furent dignes de leur patrie et des honneurs du péplus. »

Aristoph. Les Chevaliers., v. 563.

5. Harpocr. In neu),. HÉi.ion. Æthiop. L. I. Philostrate. In Sophist. L. II.

FRISE DU PARTIIÉNON.

liranches^; venaient ensuite des citoyens armés 2, suivis des étrangers établis à Athènes, les Métœques, Mstoix-oi vêtus de rouge, portant de petits vaisseaux, emblèmes de leur origine étrangère, remplis d’eau et de mieH; on les surnommait pour cela Scaphéphores, 2/4a(p-/i<popoi porteurs de nefs. A la frise du Parthénon, ce ne sont que des espèces d’auges. Leurs femmes étaient nommées Ilydriaphores , t(^pia(popot®, parce qu’elles portaient des vases remplis d’eau. De jeunes garçons couronnés de millet chantaient des hymnes en l’honneur de la déesse ^ ; de jeunes vierges, choisies parmi les premières familles d’Athènes les

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