‹ Athenes (volume 2)Chapitre 79 sur 276 · Aristophane. Les Nuées, v · texte numérisé non relu

Aristophane. Les Nuées, v

7. « Hipparque fut le premier qui apporta à Athènes les poëmes d’Homère et qui obligea les rapsodes à les chanter aux Panathénées. » Ælien. Hist. div. L. VIII, c. 2.

Il est vrai qu’ailleurs (L. XIII, c. 14) le môme auteur dit que les poésies d’Homère furent rassemblées par Pisistrate, qui en forma Y Iliade et YOdyssée.

Suivant Diogène Laërce, Solon fut le premier qui fit chanter les vers d’Homère dans les fêtes publiques.

auquel chacune des tribus d’Athènes contribuait en fournissant un bœuf, et la chair des victimes était distribuée dans un banquet public à l’assemblée entière^.

Revenons à la frise du Parthénon, dont cette digression, que nous avons crue nécessaire, nous a écarté un moment. Les sculptures de la frise ont, comme nous l’avons dit, très -peu de relief, ce qui était admirablement calculé pour permettre de les voir d’en bas et sans se reculer beaucoup, ainsi que l’exigeait leur position sous un portique assez étroit. Stuart et Revett dessinèrent une partie considérable de ce qui existait encore de leur temps (1751-1753). Un fragment, déjà séparé du monument, fut apporté en France par M. de Gboiseul. A son tour, lord Elgin détacha une grande suite d’environ 77 mètres de long, et la transporta à Londres. Dans cette frise, des harnais, des armes et divers autres ornements étaient en métal , et on reconnaît encore facilement les trous des crampons qui servaient à les attacher. Ce n’était pas le seul genre de décoration appliqué à ces sculptures; beaucoup de parties avaient été rehaussées de peintures dont on retrouve encore des traces, et, si l’on en croit M. Penrose, la composition tout entière se détachait sur un fond bleu

Nous avons déjà dit, à propos de l’escalier des Propylées, que dans cette vaste composition il ne fallait pas voir seulement une représentation matérielle de la cérémonie des Panathénées. La présence des dieux, des demi-dieux, des héros, celle d’Aglaure, de Pandrose et d’Hersé, celle enfin des chars, qui, ainsi que nous croyons l’avoir démontré, ne pouvaient arriver au sommet de l’Acropole, certains détails intimes qui, évidemment, ne pouvaient appartenir à la scène qui se passait en public, suffiraient pour faire comprendre que l’artiste s’est souvent livré à son imagination, et que cherchant, avant toutes choses, à introduire dans sa vaste composition la variété qui devait en faire le charme, il ne s’est guère préoccupé de la pensée de transmettre aux siècles futurs des renseignements précis sur la pompe des Panathénées, thème brillant sur lequel son ciseau avait brodé les plus riches variations. « La composition même, dit M. Beulé, ne retrace pas, comme on l’a dit souvent.

1. « Quand, dans la fête des Panathénées, tu t’es gorgé de viande . »

AniSTOPii. Les Nuées, v. 3S.o.

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