Voy. la lettre en tète du chapitre
trants, et faisant face à la partie la plus considérable de la ville moderne, avait conservé le nom de muraille pélasgique, même après sa destruction par les Perses « qui, dit Diodore de Sicile^, ne laissèrent pas pierre sur pierre à Athènes. » Il ne faudrait pas prendre l’assertion de l’historien complètement à la lettre. Nous signalerons dans l’intérieur de l’Acropole, non loin des Propylées, un reste de construction cyclopéenne à polygones irréguliers; et dans le côté de l’enceinte qui nous occupe en ce moment (Pl. P*. E), au-dessous de la petite maison servant de musée dans l’Acropole, et au-dessus d'une petite grotte creusée dans le roc, nous croyons retrouver un reste considérable de la muraille pélasgique. Les blocs sont de très-grand appareil, à joints verticaux et assez bien parementés, mais les assises sont de hauteur inégale. Il en est de même de la longueur des blocs qui est très-variable, de sorte que rarement les joints des assises supérieures tombent au milieu des blocs des assises inférieures, et que quelquefois plusieurs joints descendent sur une même assise^.
Mur pélasgique*
Plus à l’ouest (Pl. l'\ F), on voit un très-curieux fragment de la muraille reconstruite à la hâte pendant l’ambassade de Thémistocle à