‹ Athenes (volume 2)Chapitre 87 sur 276 · IC B · texte numérisé non relu

IC B

(( Souvenez-vous, Seigneur, de votre serviteur Grégoire, diacre et économe de l’église d’Athènes. »

« Seigneur, secourez votre serviteur, le diadre Cyriaque.

Seigneur, secourez-le. »

Sur la troisième colonne, à partir de l’angle sud-ouest, au milieu de ces inscriptions anciennes accompagnées d’une foule de noms de voya-

\. Ce mot ne répond pas aux fonctions subalternes de nos sacristains, mais au poste plus relevé du sacrista des Italiens, qui nomment ainsi le prêtre chargé du soin et de la conservation des vases sacrés, reliquaires, ornements, etc , appartenant à l’église.

ÉTAT ACTUEL DU PARTHÉNON

geurs de tous les pays et de toutes les époques, on en trouve une bien plus moderne , qui n’est pourtant pas sans intérêt, car elle rappelle une date malheureusement trop importante dans l’histoire de l’Acropole ; (( Ducrocq y philhellène, entré au fort avec le colonel Fabvier, le 13 décembre 1826, sorti le 5 juin 1827 {le tout, la citadelle étant assiégée par les Turcs). »

Le côté méridional, bien plus intact que celui du nord, conserve encore en place onze colonnes complètes, six à l’ouest et cinq à l’est; les six autres n’ont plus que quelques assises. Les onze colonnes entières portent leur architrave et leurs triglyphes, mais c’est dans cette frise que sont surtout apparentes les dévastations sauvages de lord Elgin. Pour tirer les métopes de leurs coulisses, il a brisé en partie celles-ci, et il a renversé la corniche dont les débris jonchent le sol. Heureusement que, respectant, par hasard, l’extrémité du fronton qui protégeait la dernière métope à l’ouest, il a laissé celle-ci en place. Cette métope, la mieux conservée de toutes celles restées au Parthénon, représente le combat d’un Centaure et d’un Lapithe, et il n’y manque qu’une jambe de derrière du Centaure.

Dans les deux entre-colonnements du centre de cette aile du péristyle, les chrétiens avaient taillé dans les degrés deux petits escaliers B C , larges seulement de 0"‘, 78.

De ce côté du Parthénon, les assises des fondations , au-dessous des trois degrés du stylobate, étaient évidemment destinées à rester visibles, car chaque pierre de l’avant-dernière assise est entourée d’une bande creuse taillée régulièrement et avec une certaine élégance ; au nord et à l’ouest, au contraire, les fondations que nous avons signalées ne sont formées que de blocs grossièrement équarris, et, de ce rapprochement, nous croyons pouvoir conclure, contrairement à l’opinion, si respectable d’ailleurs, de M. Pittakis, que celles-ci étaient destinées à rester à jamais cachées dans la terre.

En avant de la troisième colonne, à partir de l’angle sud-ouest, existe dans le sol une casemate turque remplie d’ossements des victimes de la guerre de l’indépendance.

Pour pénétrer dans l’intérieur du Parthénon, revenons à la façade postérieure ou occidentale, l’entrée du temple par sa véritable façade ayant été supprimée par le niur d’abside de l’église.

Après avoir franchi les escaliers dont nous avons parlé, on se trouve ' sons le péristyle du temple conservant encore en place de ce côté quatre des grandes poutres de marbre qui soutenaient le soffite.

On remarque au pied des colonnes un caniveau pour l’écoulement des eaux qu’un dallage postérieur a fait disparaître dans quelques parties.

posticum était élevé de deux degrés comme \q pronaos ^ et, en en faisant le porche de l’église, on avait entaillé dans ses degrés trois escaliers GHl, dont un au milieu, et les deux autres dans les derniers entre-colonnements de droite et de gauche.

Une tour K, ajoutée par les Turcs pour servir de minaret, occupant l’extrémité méridionale du posticum entre le mur de façade, l’ante et les deux dernières colonnes, l’escalier I, dont la marche supérieure porte encore l’indication de l’ancienne existence d’une porte, devint inutile, car il n’aboutit plus qu’à la muraille de la tour qui ne présente de ce côté aucune ouverture. Cette tour, formée d’assises de marbre, contient un escalier en vis fort délabré qui permet encore d’arriver au sommet du portique. On y pénètre de l’intérieur de l’opisthodome par une ouverture L, pratiquée violemment dans le mur de façade OL.

Les six colonnes du posticum existent encore , portant leur architrave et leur frise enrichie de ses bas-reliefs assez bien conservés dans quelques parties. Sur ces colonnes, comme sur celles du pronaos, on reconnaît les traces de scellement de la grille qui fermait les entrecolonnements dans toute leur hauteur.

Au fond du posticum s’ouvre la porte M de l’opisthodome, large de 5'", 20 à sa base, et un peu plus étroite au sommet, ayant encore à sa droite, sur la muraille, une peinture byzantine, la Madone entre deux anges. Le seuil est élevé de 0'",30; il n’en reste que les deux extrémités sur lesquelles reposent les pieds-droits ou jambages^ de la porte, et où l’on voit encore les trous de ses pivots, qui ont près de 0"‘, 13 de diamètre 2. Les portes durent être doubles, car en arrière de la première on voit sur le pavé deux . rainures NN, en quart de cercle, aboutissant au milieu de la porte, mais dont le centre n’est pas le pivot

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