Un ciborium, ou baldaquin
petits piliers. Mais les Turcs avaient fait blanchir les murailles pour' effacer les portraits des saints et les autres peintures dont les Grecs ont coutume de décorer les édifices consacrés au culte. Ils avaient aussi érigé une chaire ^ à main droite pour leur iman ou lecteur. »
Enfin, à l’entrée du sanctuaire, en avant de la place qu’occupait le maître-autel, sont déposés deux sièges de marbre qui n’ont appartenu ni au temple ni à l’église. L’un est fort simple, mais l’autre est d’un beau travail . Celui-ci a pour bras deux sphinx très-frustes , et le dossier est orné d’un bas-relief représentant une femme ailée dont la partie inférieure se termine en rinceaux.
De tous les monuments cités par M. Beulé^, d’après Pausanias, comme ayant existé devant la façade du Parthénon, il ne reste plus de traces^. Il en est de même de plusieurs suites de statues un peu plus petites que nature, données par Attale, roi de Pergame^, qu’il indique comme ayant été placées sur des piédestaux en arrière de la muraille méridionale de l’Acropole vers son extrémité sud-est^; nous n’avons donc pas à nous en occuper ici.
Autel des sacrifices. A 15 mètres environ de la façade, et dans l’axe du Parthénon, on reconnaît des substructions rectangulaires (Plan de l’Acropole l), qui ne peuvent avoir appartenu qu’au grand autel des sacrifices qui, suivant l’usage antique, se trouvait isolé en avant du temple