AU. C. XXVII
7. « Le feu qui brûla le temple consuma aussi l’olivier; mais le second jour après l’incendie, les Athéniens, à qui le roi avait ordonné d’offrir des sacrifices, étant arrivés au temple, remarquèrent que la sn\iche de l’olivier avait poussé un rejeton d’une coudée de haut. »
Hérooote. T,. VITT, c. .51 et .5.5.
ÉRECHTIIÉION.
On ignore l’époque précise de la construction du nouvel Erechthéion^; cependant il est possible de l’indiquer au moins d’une manière approximative. D’après le style de l’édifice, il est hors de doute qu’il ne put être antérieur à Périclès; il ne peut même lui être contemporain, car dans tous ses détails, comme dans son ensemble, il accuse iin raffinement de l’art évidemment postérieur à la noble simplicité du Parthénon et des Propylées. D’ailleurs, si l’Érechthéion eût été érigé sous Périclès, Plutarque n’eût pas manqué de le citer parmi les travaux qu’il fit exécuter et il garde à cet égard le plus complet silence.
D’un autre côté, nous savons par un fragment d’inscription que découvrit Chandler, et qui est conservé au musée de Londres, auquel il a été donné en 1787 par la Société des dilettanti^, que l’édifice n’était pas entièrement achevé sous l’archontat de Dioclès, la quatrième année de la 92® olympiade (409 avant Jésus-Christ). Il y a donc toute apparence qu’ après la mort de Périclès, arrivée en Û29, l’élan donné par ce grand homme ne s’était point arrêté, malgré les inquiétudes que causait la première guerre du Péloponèse, et que c’est pendant cette période de vingt années que l’Érechthéion fut commencé et conduit au point où il en était sous l’archontat de Dioclès-^. A dater de cette époque, l’entreprise marcha avec rapidité, et, probablement en hOl la seconde année de la 93® olympiade, elle était bien près d’être achevée, puisque l’année suivante, si, comme nous l’apprend Xénophon un incendie qui embrasa sans doute les échafaudages qui n’étaient point encore enlevés endommagea quelques parties du monument, on ne jugea pas nécessaire de rétablir ces échafaudages , et que , ainsi qu’il est facile de le reconnaître à la différence du travail, les dégâts ne furent réparés que bien des années plus tard, vers l’époque d’Alexandre.