‹ Athènes (volume 3)Chapitre 130 sur 234 · i(r/at, Limnw. Leake. Topograjihji of Athens · texte numérisé non relu

i(r/at, Limnw. Leake. Topograjihji of Athens

(i. Arjvaiov, de ).r,'irj:;, pressoir. .\r|Vâio;, ilicii du jircssuir, était un des surnoms de Ikicchus. .\u mois d'antliestérion (février), on célébrait, en son honneur, des fêtes appelées l.enœennrs. .Vrivata, cpii duraient trois jours. Le premier se nommait Vouvcrlurf des tunneaus, le second la /V/c des coupes, et le troisième la fêle des marmites.

Il Pendant la fête des coupes et des marmites, on leur a annoncé inir inva-^ion de lirit;ands béotiens. » AniSTornANE. Ai liiirnlrns

Voici l'origine qu'Kuripide assigne h la fête des coupes :

Il OnESTE. Arrivé à Athènes, nul hnli' ne vnulul (ralmiil nie recevoir Comrnr en iimii'ur aux ilimv (il n'était pnjut encore absous du nnurtre de sa mère -, mais irn\ qui avaii'ui du respect pour nmi

Bacchus Limnœen. //? Limnis^. Le Lenccon ou enceinte sacrée de Bacchus était on ciret , suivant Pausanias - et Vitruve , voisin du théâtre, et, au dire de Thucydide, situé dans la partie méridionale de la ville ^. C'est d'ailleurs après avoir parcouru la rue des Trépieds, dont la direction est parfaitcMnent connue et (jui aboutit on ellet aux ruines cjui nous occupent, que Pausanias arrive au temple de Bacchus. Vitruve enfin nous apprend (ju'un portic[ue situé derrière ce temple servait de refuge aux spectateurs surpris par la pluie pendant les représentations du théâtre ^*.

Colonne. Au milieu d'un champ, au sud de l'Acropole et des deux

me donnèrent rhospitalité h une table solitaire, quoique habitant sous le môme toit, et, par leur silence., me réduisaient aussi à me taire. Pour m'empèclier de partager leur boire et leur manger, ils avaient chacun leur coupe, toutes pareilles, dans lesquelles ils versaient le vin pour se livrer aux plaisirs de la table. Et moi, je n'osais me plaindre à mes hôtes; mais, dans ma douleur silencieuse, j'avais l'air de n'y pas prendre garde, tout en gémissant au fond de l'âme, parce que j'étais le meurtrier de ma mère. J'ai appris que, cliez les Athéniens, mon malheur avait donné lieu h une solennité, et que l'usage se conserve encore, chez le peuple de Minerve, de célébrer la fête des coupes. » Euripide. Iphigénie en Tauride.

Le Scoliaste d'Aristophane, sur le vers 95 des Chevaliers , raconte ainsi l'origine de cette môme fête :

Il Oreste, à cause du meurtre de sa mère, vint à Athènes, chez Pandion, qui i-égnait alors sur les Athéniens, et le trouva présidant à un repas public. Pandion n'osa renvoyer Oreste, et, regardant pourtant comme une impiété de l'admettre à sa table et à boire en commun avant {[u'il se fût purifié de son meurtre, pour éviter de boire tous à la même coupe, fit servir une coupe à cliacun des convives. »

i. Dionysion, Atovûuiov, de Aiovûato;, nom grec de Bacchus.

'2. Il Le temple de Bacchus qui est auprès du théâtre, upo; xw OEaTpw, est le plus ancien de tous. 11 y a dans la même enceinte deux temples et deux statues de Bacchus : l'une est le Bacchus d"Kleuthère, et l'autre, en ivoire et en or, est un ouvrage d'Alcamène. Les peintures qui ornent ce lieu sont Bacchus ramenant Vulcain au ciel. Les Grecs racontent que .Tunon ayant précipité Vulcain du ciel aussitôt après sa naissance, ce dieu, pour satisfaire son ressentiment, lui envoya en présent un trône où il y avait des liens invisibles, et Junon, s'y étant assise, se trouva enchaînée; aucun des autres dieux n'ayant pu flécldr Vulcain, Bacchus, qui avait toute sa confiance, l'enivra et l'amena au ciel. On a aussi rei)réscnté dans ce temple Penthée et Lycurgue subissant la peine de leur conduite injurieuse envers Bacchus; Ariane endormie, Thésée partant et Bacchus venant d'enlever Ariane. Dans le voisiiuige du t<'nii)le de Bacchus et du théâtre est un édifice, etc. »

Palsamas. au. g. XX.

3. Il Les temples placés hors de Tcnceinte de l'Acropole sont bâtis dans la partie nujridionalc de la ville; tels sont ceux de Jupiter Olympien, de la Terre et de Bacchus Limna^en. »

Thucydide. L. U, c. I*).

4. Il II doit y avoir des portiques derrière la scène, alin que, c|u;uul il surviendra in(i])iiiénient des pluies au milieu des jeux, le peuple s'y puisse abriter en sortant chi théâtre... Tels sont les portiques de Pompée (â Rome), et â Athènes le portique d'Eumène et le temple de Bacchus. »

Vitruve. L. V, c. 9.

Nous verrons que le portique d'Eumène est en effet également voisin du théâtre.

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