COLONNE AU SUD DE L'ACROPOLE
théâtres, s'élève une colonne isolée et sans chapiteau*, à laquelle, aujourd'hui encore, les Grecs viennent coller avec deux boulettes de cire un cheveu ou un lil de hi jarretière du malade dont ils veulent obtenir la guérison -. C'est sans doute à cause de cette superstition qu'il suppose s'être transmise d'âge en âge depuis l'antiquité, que M. Pittakis voit dans cette colonne le reste du monument de Toxaris, médecin scythe qui, au commencement du vi'' siècle avant Jésus-Christ, s'était rendu célèbre à Athènes. « Peu de temps après sa mort^, cht Lucien, une grande peste ravageant Athènes, Dimenète. femme d'Architèle, un des juges de l'Aréopage , crut voir Toxaris qui lui ordonnait de dire aux Athéniens qu'ils seraient délivrés du fléau, s'ils arrosaient de vin les rues de leur ville. Ou obéit à cette révélation et la peste cessa '^. »
Les Athéniens recoimaissants érigèrent sur son tombeau , au lieu même où il était apparu à Dimenète, une colonne qui, dès le temps de Lucien, gisait renversée sur le sol, mais (jui n'en était pas inoins toujours ornée de couronnes, par les personnes qui y étaient joui'nellement guéries de la fièvre. Toxai'is fut élevé au rang des héros et adoré sous le nom du médecin étranger, ^evoç ïaTpoç; on institua en son honneur des fêtes nommées Toxaridies, To;api(^ta, pendant lesquelles on lui immolait un cheval blanc. C'est avec regret , sans doute , que nous renonçons à retrouver ici le monument de l'illustre Scythe, mais Lucien^ dit formellement (i ([u'il était voisin du Dipyle, à gauche de ceux qui allaient à l'Aeadéniif^ . » et la porte Dipyle. qui réunissait les deux Céramiques intérieur et extérieur, était bien loin des théâtres et à l'extrémité nord-