Ifaud tihi incxperlum vwvos depronderc mora
Quœi/uc docel sapiois, braecatis illita Médis
Poiiicns
« Tu sais distinguer ce tjui dévio de la saiiiu morale; tu sais les sages leçons du porliiie ui'i sont peints les Mèdcs aux larges braies*. » Peuse. Sal. III.
0. P.xrsAMAS, Ait. C. XVI. — Di'.mosthèm;. fn Arislufi. — Kiiix. L. Vlll, c Ui.
l'OECILE.
et d'un soubassement de i'",65 de hauteur, forme de grandes dalles de marbre debout, portant un bandeau en saillie haut de 0'". 25. et au-dessus, dans l'ans'f'. la partie la plus intacte de l'édifice, une muraille eu équerre, eoinposi-e de (juatorze assises de pierre de 0"',o9 de hauteur. Le mur
'^Rt^TOtJ
Ruines ilu Pœcile,
occidental, resté entier dans sa largeur, nous donne la profondeur du monument, qui était de 6'". (S2. La plinthe, de ce c(Mé. porte les traces d'une inscription illi>il)li'. ([U(\ (Taprès la forme des lettres, M. Piltakis pense ne pa-^ i-eiiiniil(^r nu delà de r('poque i"nmaine. \ous verrons tout à riieure (inun antre l'ail ])ourrail s'ajouter à ceth^ observation. La partie (le 1,1 ninrailk en rdonr an >U(\ el ayant fornu'' le fonil dn porti(|iie a encore ,")'".()() de jiauleni'; mais sa partie inl'i'rienre n'est i^oint dt''l)|a\i''e. \n noid. les l'oiiilles ont mis à di'couvert le soub;issenient entier coniposi!; de belles a>>ises de, pieri'es du Pirée. d"mu' hauteur totale de 2 mètres, et sm'montt' d'une rnonIni-e i]n inarbr(\ Le i-e<t(^ (^st di-lniit et remplace'- par im<' mm'aille moderne lormi'e de tonte (\s|)èce de inali'riau\ (|iii. l'crnianl cette partie dn porli(|nc an nord el à I e-~l. Ta con\e;li en nne salle ([ui a i''l<' liahiN'e. Dans celle salle, un \oil. coiicIk's on employ(''S comme mat(Mian\. de nomhrenx tronçons de colonnes de ()"'.7<") de diamètre, (les colomies. pro\enanl. selon lonle apparence, du porti(|ne lui-même. !)(> sont point cainieli'es. el ne pen\enl. par cons('(iuent .
228 AïlIËNES
remonter au beau temps de Tait i^rec ; elles doivent plutôt appartenir à l'époque romaine. Il est doue (lidicile d'admettre ([ue nous ayons véritablement sous les yeux les restes du Pœcile. Avait-il été i-emi)lacé pai- un nouveau ])orti(|ue, dont nous voyons les ruines? Cette supposition est encore peu probable, car Synésius, qui visita Athènes en l'an /i02 de notre ère. dit que le Pœcile existait encore, bien que dépouillé de ses peintures ^.
SÉNAT. In peu au-dessus du Pœcile. en allant vers l'Acropole, on trouve dans la rue qui en a pris le nom, ô^ôç BouXsur/fpiou, rue du Sénat, les ruines considérables, mais informes, d'un «•i'^'^ik^I édifice dans lequel on croit reconnaître le lieu de réunion du conseil des cinq cents, ■/] ^ouV/i Tôjv TTsvTa/.oGuov. Ccs ruiues se trouvant en efTet, comme l'a dit Pausanias, dans le voisinage du temple de la Mère de Dieu, dit Métroiui'^, situé un peu plus haut dans la même rue, et leur position, par rapport à l'Aréopage , justifie le nom de sénat d'en bas, -/f xaTw po'j)>r^, ([u'on donnait à double titre à ce conseil pour le distinguer de l'Aréopage, le sénat d'en haut;, •/] avco pouV/f,
Le conseil ou sénat, créé par Solon -^ n'était composé d'abord que de quatre cents membres tirés au sort chaque année parmi les citoyens notables des quatre tribus, ayant atteint l'àgc de trente ans.
Quatre-vingt-six ans environ après l'établissement de la constitution de Solon , Clisthène ayant ))orté le nombre des tribus à dix. cent nouveaux membres furent adjoints au conseil qui prit alors le nom de conseil des cinq cents; enfin, plus tai'd encore, le nombre des tribus s'étant élevé juscju'à douze, celui des membres du conseil fut \wv\c h six cents.
1. Le passage de Synésius est le principal argument mis en avant par ceux qui ont pi-(''tcndu que les peintures du Pœcile étaient portatives et sur bois. Cet écrivain dit, en effet, eu termes formels : <( Le portique Pœcile n'est plus pœcile (orné de peintures)... Le gouverneur de la province a enlevé les planches, xà; «raviSa:, ou Polyguote de Tliasos avait déposé les fruits de son pinceau. »
Sur lu fui (|uoii doit ajouter à ce passage et sur les déductions qu'on peut en tirer, voy. Letronne, Lettres d'un (inti<iiiaire à un arlistc, p. 'JOl, ot R. Rochetti:, Peintures inédites, p. ir)0.
2. « Près de là 'près du temple de la Mèrcî des Dieux ou Métroun), est 1c sénat des ('iu(i cents qui se renouvelle chaciue année. On y remarque une statue de Jupiter Bulanis, uu Apollon, ouvrage de Pisias, et une statue du ])eupl(' de la main de Lysou. Prologèuc de Cannes et Olbladc y ont peint, le premier, les législateurs d'.Vthènes, et le second, ce Callippus qui conduisit les Athéniens aux Thermopyles pour s'opposer à l'irruption des Gaulois dans la Grèce. »
Pausamas. .1//. C. III.
'■i. l'i.iivnyiE. Vie de Salon.