NOUVELLE AGORA
Minerve Archégéti.^^ ou conductrice portait sur le poing une chouette*; c'est ainsi qu'elle est représentée sur cette ancienne monnaie d'Atliènes.
Méilaille do Minerve Archëgétis.
Sur l'acrotère du fronton qui. d'après sa dimension, dut porter une statue équestre, on lisait :
O AU MOI AOVKION KAISAPA Aï TOKP A TOPOI OEOV TGV 2EBA2TOÏ KAI2AP0S ÏION
" Lu peuple (honore de cette statue) Lucius César, fils du divin rnipcreur César Auguste. »
Jvucius César était fils de Marcus Agrippa et de Julie, fille d'Auguste et de Scribonio. sa première femme; adopté par Auguste, ainsi que son frère Caïus, en l'an xii avant Jésus-Christ, il mourut à Marseille en laii m (le notre ère ; c'est donc à la période qui s'écoula entre son adopliou. (jiii lui pciniil de in'cndrc \o \\\vo do Cé.^ar. et sa mort, que doit •éti'c rapporti''!' ri'i'cclidii du ])(»rli(|iic (|iii ser\ail (r('iiti't''e à l'Agora (rAllièiK's. l'jiliii. sur je pii'dioil (ruiic poilc (|ui s(> trouxail eu ai'rière du Imnlispicc . pi(''(lii»il ciMiirc (Ichdul -. c-^t gi'avé ini liuig ('dil de de r<'Ui|)rr('ur Adricu cducci liant la xcnlc de l'huile cl du sel. ('dit (jui évidemment ne se lût pas tniuvi'' à pareille place >i lÏMlilice 'eùl éti- un temple, tandis (|u'au coniraire rien u"e>t j)lii> uatinel (|iie de le lire à la l)nite diiii niarclu'.
Le prn|)yl('e (1(> l'Agora se com|)ose de ((ualre ('{ilonnes doiicpKVs sans
\. « Jupiter est représenté avee nn ai^jle sur la tétc en ([ualité de roi; sa fille porte une cliouetle. »
AiusKU'nwi:. I.es Oisenu.r. \. '>\'t.
2, Ce, piédroit fut longtemps eiipa|ié' diuis la farade d"iini' maison, et ce n'est (pu' di|uiis (]uo colle-ci a été dé-niolio et que le nioiuiniint a été' isolé, (|o"on a pu s'assurer <|ue l'inscription était bien encore h sa place anticpio.
base, A A A, de i"'/22 de diamètre et 7"\87 de hauteur S portant son entablement et un fronton ; les entre-colonnements de droite et de gauche n'ont que i"',42, tandis que celui du milieu, beaucoup plus large.
Propylée de la nouvelle Agora.
comme aux Propylées de l'Acropole, n'a pas moins de 3'", i2. Comme aux Propylées aussi, le nombre des triglyphes est double à cet entrecolonnement central. Les métopes n'ont jamais été ornées de sculptures.
El
rlîn du rropylôe de l'Agora.
non plus f|ue le tympan du fronton. Celui-ci a perdu son sommet, mais les deux angles (jui existent encore suffisent pour faire reconnaître ({u'il
1 . Cette hauteur de près de six diamètres et demi est une preuve de plus de la destination purement civile du monument. Nous lisons en effet dans Vitruvc : « Colutnnarum aiUem proportiones et symmetriœ non erunt iisdem rationibus, quibus in œdibux
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était lin peu plii.< élevé qu'il n'était d'usage chez les Grecs, particularité (lue h riiilluence romaine qui se fait sentir dans plusieurs détails du monument. A l'extrémité droite du fronton est un autre piédestal ou acrotère plus petit; on peut donc supposer avec Chandler^ qu'outre la statue équestre de Lucius César. le fronton portait les statues pédestres d'Auguste et de César, ou d'Agrippa, le véritable père de Lucius.
En arrière du portique, s'étendait un triple passage, comme à la porte dlTerculanum à Pompéi^, deux chemins II étant réservés aux piétons, et un jilus large (1, au centre, étant destiné aux charrettes et aux bêtes de somme qui apportaient les denrées au mai'clié.
L'ante B. réunie à la façade par son architrave, et l'un des piédroits D^, de l'arrière -porte DE, encore debout, un fragment du piédroit E . encore visible à fleur du sol , ainsi que quekiues pierres du soubassement des murailles^ qui formaient le triple passage, sont des éléments suffisants pour recomposer le i)lan du portique ^.
Le passage central G avait 3"', 50 de large ; les passages latéraux II, i"'.50 seulement. La largeur totale du portique est de ïï'^Ali; sa profondeur était de 9"', 10. Les deux colonnes de gauche du portique étaient, au temps de Stuart , engagées dans la maison occupée par le consul de l-'rance, et les deux de droite dans une église du Sauveur, toD ayiou 2wT-^po:. déj;i l'iiiiiéc alors et aujourd'hui détruite. C'est à cet édifice chrétien (lu'il faut restituer ([ueUiues fragments d'architecture et plusieurs tronçons de colonnes de di\ ers diamètres qui gisent sur le sol ; mais d'autres fragments ont appartenu au portique de l'Agora. Contre l'une des colonnes est déposé un morceau du sommet du IVonton. portant
sacris scripsi. Aliani enint in Deorum templis tlehent liabfri' gravtlalem, aliam in porticibus et cœteris operibus subtil itateiii. » L. V, c 0.
" Les proportions des rolonni's {danx les portiiines) ne doivent pas (^trc les nii''nies (|iie relies que j'ai prescrites pour les édifices sacrés. Dans ceu\-ci, il faut que les colonnes aient surtout de la majesté, tandis que, dans les portiques et autres monuments du mCmc genre, elles doivent avoir de la finesse et de l'élégance. »