HAUPOcnATiON. Lex., au mot n(JOicJ),aia
3. Si nous ne pouvons, avec Spon et Wlieler, voir dans les Propylées un ou plusieurs temples, nous ne pouvons non ])lus admcttro, avec MM. Leake et Burnouf, qu'ils aient jamais pu être autre chose qu'une niasnifiquc décoration, et qu'ils aient été destinés à rem])Iacer les fortifications renversées par les Perses. Leur plan, leur caractère, la richesse des matériaux, la beauté de l'architectui'c nous paiaissent se riMuiii' jxiur repousser cette opinion. D'ailleurs, connaît-on dans l'anticjuiti'' ou dans les ti-mps unulrnics un seul exemple d'enceinte fortifiée ornée d'une entrée monumentale de c»' gi'ure? Au contraire, dès les siècles les plus reculés, nous voyons de gigantesques pylônes précéder les temples et les palais de la Perse et dr l'I'lgypte, et Ilérodoto nous apjjrend qu'à Sais Aniusis éleva des propylées devant le teni))le de Minerve?. Devant irini de (]('rès, à lilcusis, nous retrouvons drs propylées copiés sur ceux d'Athènes, et, certes, là il n'était pnint (picstion de fmtifications; nous savons par les auteurs ([ii'il rn existait au cap Sunium, à Corinthe, à Priène; nous en verrons à la nouvelle! Açjorn d'Athènes, et nous avons pu dessiner nous-mèmc ceux qui, à Pompéi, annoncent le fonun triangulaire et le temjjle de Neptune, le plus ancien et le plus grec des édifices de la ville (•ainpaiiirniie. On tr<iuviTa d'ailleurs les diverses autres considérations qui militent en faveur (!■■ nntre epininn, (ii'veloppiM's avec autant de sagacité' f|ue di' f(U-C(; jiar M. Beulé, dans sou Armixilr (iAliu-iics. 'W 1, c. \\\.
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ces Propylées ' (jiii devaient |)ai'ta<:;ei' avec le Parthénon riionneur d'être regardés dès lors- el à jamais coihiik^ le plus liaiil t\|)e de la perfection architecturale. Ils j)ui'eiil ètie lj\ rés au public, bien que non entièrement achevés, en cinq années^, sous rarchontat de Pythodore, et ne coûtèrent pas moins de 20P2 talents (10,86/i,800 francs), somme prodigieuse pour l'époque ^.
Composés d'un corps central E et de deux ailes en saillie G et II, les Propylées s'élèvent à l'entrée de l'esplanade de l'Acropole, à une hauteur de J3"\25 au-dessus du seuil de la porte primitive et de J/i"',9() du niveau du seuil abaissé de la porte de Valérien, à laquelle ils font face et dont ils sont séparés, comme nous avons déjà eu occasion de le dire, par une distance de 36 mètres prise horizontalement, et de 39 mètres en suivant la déclivité du sol.
Escalier des Puopylées. Pour gravir cette pente, dont l'inclinaison n'est pas moindre de 2/4 degrés (0'", 40 par mètre), il est évident (lu'un escalier fut toujours indispensable, et que jamais, en aucun temps, pente ou escalier ne purent être gravis par des cavaliers, ni par des chars, encore moins par des chariots chargés des immenses blocs de marbre destinés aux constructions monumentales de l'Acropole. Pourtant, il n'a pas man([ué d'archéologues (jui aient soutenu que les chars, les cavaliers de la procession des Panathénées, la barque même (jui. mue par des moyens invisibles, partait du stade panathénaïque portant à son màt le pcplos sacré, montaient jusqu'au sommet de l'Acropole. L(> jn-incipal argument mis en avant par les |)artisans de cette o|)inion. c'est que ces chars et ces cavaliers se retrousent dans la Irise (|ni. entourant le Par-