‹ Athènes (volume 3)Chapitre 160 sur 234 · TOUR DES VENTS · texte numérisé non relu

TOUR DES VENTS

3" Otest. Zs'fjpoç, Zopfiyrus, Faroiiitis, Zépliyre. Ce vent doux et chaud est le seul qui soit représenté nu; il n'a ([u'iin manteau flottant dans lequel il porte des fleurs.

li° Sud-Olest. Ai'b. Lips, Africus, vent d'Afrique, souillait de la Libye : c'est le vent que les Italiens nomment sirocco. 11 est représenté

Lips, vent du sud-ouest.

sous la forme d'un jeune homme tenant en main cet ornement de la poupe des navires que les Grecs nommaient ao>,ac-:ov et les Romains (ipliislniiii ^.

5° Sud. Noto?, Notus, Austcr, Autan, jeune homme renversant une

urne -.

6° Sld-Est. E'"jgo; •% lutrus. Ce vent, qui à Athènes amène un temps sombre et pliuieiix, est personnifié par un \ieillard à figure morose et sévère.

7° Est. Àtv/îXu'jtt,; ''', Apéliotès, Sohimis ou Sul)snl<i)nis , bcui jeune homiue tenant dans le pli de son manteau (h'> h'uits et (\i'> ('pis. et. selon Stuarl . uu i;i\nii de miel (|iie nous avons vainement cherclK''.

i. « Ce symbole expriine-t-il l;i fafilit.'- avec laqurllo les vaisseaux, poussés par Ir vent de sudouest, entrent dans !•■ l'iive? On -l'i^-il à caractériser ci'lui i|ui le porte connue destructeur des vaisseaux, parce (|u'en cffft, l<)rs([ue le vent du sud-ouest souille, celte i>arlie de la cote de l'.\lli(|ui' est d'une navif^ation dangereuse? C'est ce (ju'il n'est i)as facile de dt'lcrniiuer. »

Stiaut. Anli<iuilés il'Allii'iics. T. I , \k î:t.

2. Il I>'s Latins l'appellent Ausler, et les Grecs Nôto;, pant- i|iril amène les uuapes et la pluie; car le mot voti; veut dire Iminidité. » Ai'ix-(îEi.i i . I.. Il, c '-'-'.

3. De àuo rr,; 'Ho'j; ^àov, souillant ilu côté de l'Aurore. { Aii.d-Gf.i.i.k. !.. Il, c. 'J2.)

i. De ÔLT^ô, de, et r,).io;, sideil.

Ou icrii aussi 'A^r,).io)XT,;. (SÉNi-:(>i i:. QucsI. nul. !.. \, H'.)

AT m: NI- S.

8° Nord-Est. Kau-'a;, Cœcias. Ce vent humide et froid est représenté par un vieillard versant d'un lai'ge bassin des grains ronds qui, selon toute apparence, représentent des grêlons.

Leroy trouve ces sculptures très-médiocres et Stuart au contraire les trouve très-belles ; nous y reconnaissons avec le })rcmier un peu de louixlour. mais avec le second un grand caractère et une exécution savante sans être très-fmie. Ce sont de belles ébauches, suffisamment avancées pour la hauteur où elles étaient placées^.

Au-dessous des bas -reliefs sont tracés sur la muraille autant de cadrans solaires- auxquels, en 1838, on avait restitué des styles-^ de fer déjà détruits ou forcés aujourd'hui.

Cadran solaire.

(( On doit remarquer, dit Stuart^, que ces cacb'ans indiquent, par leur projection, non- seulement les heures du jour, mais encore les solstices et les éciuinoxes; et que les jours les plus longs sont, comme les plus courts, partagés en douze heures. »

L'édifice avait deux portes larges de !f"^G8 et hautes de 3'", 55,

1. Ces bas-relit'fs sont, bien pravi's et sur une très-f^rando c'cliolle dans les }fonumcnls de la Grèce lie Lcgrand, et de plus petite proportion dans les Antiqmiés d'Atltcnc.s de Stuart.

2. En latin, salaria, de sol, soleil, et ho)-a, heure (Varivo, De ling. lai. L. VI, i); en grec, ay.ia- Or,pa; ou rr/.iaOripa, de cr/.ia, ombre, et Oripâw, chercher.

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