TOUR DES VENTS
:oo
ouvertes au nord-est et au nord-ouest, et qui facilitaient la circulation des citoyens qui venaient voir l'iieure à la clepsydre. Ces portes étaient accompagnées chacune d'un petit péristyle A B , soutenu par denx
Plan de la tour des Vents.
colonnes qui au nord-ouost sont oncore on place; une seule a été relevée au nord-est. Les frontons des deux portes sont détruits, mais le chambranle très-simple de celle du nord-ouest est intact. Les colonnes, hautes de û.'", J5 sur nii diamètre de 0"',fi9(), sont cannelées et sans base. Le chapiteau irappurlienl à aucun ordre déterminé.
no
Clnpiteuii de la tour des Vents.
liC loit. p\r;iinid(' à \ iiii;! -(|ii;iln' p.iiis. (riiiic coiislniclinii rnuarqiiable, est loriii/' de grandes dalles irapt'zoïdales di' luaiUre. disposées connue des liiiles. a\('C des coiin rc-joiiil-^ raytiiiianl aiiloiir (rtiii bloc rei!lr;i| (|iii |i(irir je Irilmi.
Afin (|lie |(> liioimineiit reillplil ('()m|)ir'teiii('lll et l'Il liillt temps sa destinaliiiM , il lallail reiiu'dier à labsence de soleil fini . à la \('ril('' moins sonxent à Alhèn(\^ ([u'aillenTS. rend les cadrans solaires inutiles.
On avait à cet eU'et établi dans riiiténeiir une horloge d'eau . une clepsydre, ylz^^^^'^K Cette horloge marquait les heures par l'abaissement du ni\eau de l'eau qu'elle contenait , abaissement que l'on pouvait constater et mesurer au moyen de divisions, spatia , tracées sur les parois du vase d'où elle s'échappait ou de celui dans lequel elle tombait goutte à goutte -.
T/intéi-ieur de la tour des Vents, large seulement de 6"', 90, est un octogone régulier comme l'extérieur ; une corniche fort simple règne à la hauteur de i"',8() au-dessus du pavé; plus haut, à li"\10 environ du sol, on en voit une autre fort riche et ornée de denticules et de modillons. Enfin, au-dessus, la muraille devient circulaire et présente sur un l)andeau sans moulure huit petites colonnes doriques cannelées.
Au siècle dernier, cette rotonde servait de salle d'exercices à un Tckkeh ou couvent de derviches tourneurs. Stuart fit enlever le plancher établi par eux à environ 2"", 30 au-dessus du sol antique, et fit débarrasser celui-ci de l'énorme quantité de décombres c|ui le recouvraient. L'ancien pavé de marbre put alors être examiné, et l'archéologue anglais reconnut au milieu l'emplacement de la clepsydre indiqué par plusieurs canaux déversant l'eau dans un trou central d'où elle s'écoulait par un conduit souterrain -^ Dans les décombres qu'il enleva, il dit avoir trouvé une grande ciuantité d'ossements humains, d'où il conclut avec vraisemblance qu'à une épocjue restée inconnue le monument avait pu être affecté au culte chrétien.
Ce fut aussi aux fouilles faites pai' Stuart à l'extérieur de la tour des Vents qu'on dut la découverte d'une construction circulaire C, appliquée à. son côté méridional. Nous devons y reconnaître le réservoir indicjué par Vitruve comme l'une des parties constitutives d'une clepsydre.
1. 11 en était ainsi au magnifique bain construit par Hippias, habile architecte, contemporain de Marc-Aurcle, édifice décrit inir Lucien.
i( On y trouve, dit-il, deux horloges, l'une marquant les heures au moyen de l'eau et d'un bruit, l'autre par un cadran solaire. » Lucien. Ilippins ou le Bain.
'2. Cicéron donne à la clepsydre le nom de solarium ex aqnù, tandis (pi'il noinnu' le cadran solaire solarium descriptuni, cadran tracé.
Vitruve (L. I, c. 8 et 9) donne la description des différents genres d'horloges connus des anciens. 11 appelle les clepsydres horloges d'eau, hurologia ex aquâ, et horloges d'hiver, horologia hiberna.
3. On ne comprend pas comment Legraiid, qui visita Alliéucs longtemps après Stuart, ose s'attribuer l'honneur de ces fouilles et les observations (|ui en furent le fruit.