‹ Athènes (volume 3)Chapitre 164 sur 234 · Démode l'Attiquo · texte numérisé non relu

Démode l'Attiquo

2. « Thcscus bastit un palais rnniuii ( Tîfytaveïov ) et uiu; sale pour tenir le rniiseil au lieu où maintenant est assise la cité. » Pi.i taiioi k. Tlirsr'r.

« C'est à cette époque (|ui' fut (''(ahli à Athènes, en l'honneur (1(! Minerve, la frtc pul)li([ue appelée Xunœcia, iuvotxta {habilalion en amimun), qui se célèbre encore aujounrhui. Jusque-là, la ville ne consistait que dans l'Acropole actuelle et dans la partie située "au-dessous tout à fait au midi. »

TnucYDn)!'. L. II , ^ 1.").

3. « Les magistrats du Prytanée soupaient tous les jours on commun sans commettre aucun excès et devenaient ainsi le salut de l'Ktat. » Athknkc. Deipn. L. V.

Les prytancs avaient droit à la cinquième partie des victimes offertes en sacrifice.

4. « Tu no souperas plus désormais au Prytani'i' et tu ne mulras phe- d'oracles sur ce qui est passé.» Ar.isioi'uwi:. fji Pai.r.

.^. « Tu me reproclies des clios(!S pour lesquelles ji' im'riterais, à mon avis, d'rtre nourri au Prytané'e. » I;Iicik\. Dicil. Pnnnvlhn'.

Cf. Pi.ATON'. Apologir (le Siii-ralr.

« Celui-ci, iKiuni ]iar l'Iitat, se rend an l'i'\lani''i'... » AniSTOTK. Lettre sur le inniHlc.

« Les Atlit'niens, rrpi'ulants di' li'ui- in'ii-alilude (Mivers Di'mostliène, (ii''ciili''i'ent, a|)i'ès sa nmrl, ([u'une statue di' hrduze lui serait ('lc\i'ir et (|ue l'aîné do ses descendants serait à iierpiMuité; nourri au Prytaiii'c. » Pr.rrAuni F-. Pnnosthriir.

(^ette faveur n'était i)as, dans le principe, fort mviable, si l'on en <'roit Atln'née. » Solon , dit-il , prescrit de servir seulement une mazp (|J.à!;a, morceau de i^ati- cuite, pâtisserie grossière) ;\ ceux

qui sont nourris dans le l'rytam'M', et d'y ajoiiiri- un pain les jnin> de fête, à l'imitation 111 ''[w. »

Dciliitiis. I,. I\'.

i'KVTANKIi. ï'i!)

à un ropas au Pi'\iaii('o '. Des irvomis considi'i'.ihlcs ('tniil assi^iKis à cet élahlisscmeiil . (ni l<Mir ;ircor(lait des pensions^, ot, lors(|iriIs mouraient san«> fortuiif^. leurs enfants pouvaient être dotés •■^. On recevait aussi au Pi\laii<''<' les ambassadeurs étranp:ers ''' o\ tous cciix envers lescjuels la n'publique voulait exercer j'hospitalilé-'. Dans certaines circonstances on y donnait des festins publies, rmxciur'ls tous los citoyens pouvaiont prendre part''; enfin, nons trouvons dans MIk'im'c la mriilion (rmie sorte de repas sacré fiu'on y otïrait au\ Dioscures^.

(( Près de l'enceinte d'A^laure, dit Pausanias^, est le Prytanée, où sont écrites les lois de Solon^. On y voit les statues de la Paix, de

1. « Minerve Poliadc, entends mes vœux! Si je suis connu pour celui qui ainu! h; mieux li; peupli; athénien, fais quf, je sois toujours, comme aujourd'iiui, nourri au Prytanée sans rien faire. »

AnisTOPiiwi:. Les Chevaliers.

<i A notre retour d'ambassade, Démosth^ne proposa de décerner à chacun de nous une couronne d'olivier en récompense de notre zèle patriotique, et de nous inviter le lendemain à souper au Prytanée. » Kschine. Procès de l'ambassade.

2. « Des ambassadeurs- de Philippe en est-il un seul, ù juges! à qui vous élèveriez une statue sur la place publique? Que dis-je! lui assigneriez-vous une pension au Prytanée ou telle autre récompense dont vous payez vos zélés serviteurs? » Dkmosthi'ae. Procès de l'ambassade.

3. « L'on monstre encore auiourd'hui la sépulture d'Aristides sur le port de Plialcrus. qui lui fust faite aux despens de la chose pnbliqur, côme l'on dit, pourrc ([u'ii décéda si panure qu'on ne trouua pas chez lui de quoi le faire inhumer : et si, dit-on encore plus ([ue, par dr'rret du peuple, ses filles furent mariées aux despens du i)ulilic ft eurent chacune en mariage 3,000 drachmes d'argent. »

Pi.i TAnouK. Aristide.

\. i< Le sénat invite VOF.d du roi (l'atnbassadenr du rot de Perse) à se rendre au Prytanée. »

AnisTOPirANK. Arharn.

ti. Dans le Prytanée brûlait sans cesse un feu dont l'entretien était confié à des veuves qui, ajant passé rage de Thymen, s'étaient consacrées au culte de la mère des dieux (Pixtauqle. [n num.). Ce feu était considéré comme le foyer de la n'iuiblique, et c'est h ce titre que ses hôtes venaient s'y asseoir.

0. « Moi, j'accuse celui-ci d'entrer au Prytainîe le ventre vide et d'en revenir le vrutri' pliiu. »

AntSTOPHANK. Les Chevaliers.

« Tout endroit où l'on mange sans payer, ne doit-on pas l'appek-r Prytanée? »

TiMocii;s, cité par Atiii'..\i';e. Dfipii. ],. \\. i( Cimon faisait de sa maison un Prytanée commun îi tous les citoyens. »

Pi,UTAnQiJi:. CiiiKiii.

7. 'I L'auteur de la pièce, dis HtÔ)//^, ou Mendiants, que l'on atlribuc à (Ihiouid ■, dit (|mc : " Quand l(!s Ath(';niens servent le dini'r aux Dioscures dans le Prytanée, on met sur la tahli' un fromaiJ^<', uni: p/iyste (:^\)'7Tr„ sorte de pdiisserie), d(;s olives driq)èpcs (ôpTtïTiaî, mûries sur l'arlire, dos poireaux, on mémoire de l'ancienne manière de vivre. » Atiii;\i';k. Ikipn. L. IV.

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